Manque criant de services pour les hommes

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La mort tragique de Simon Simard, abattu par les policiers samedi dernier, rappelle le manque criant de services destinés à la gent masculine dans la région.

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La région a besoin plus que jamais d'une maison d'hébergement pour hommes, selon Véronique Frigon, directrice générale du Travail de rue Alma. La mort tragique de Simon Simard, abattu par les policiers samedi dernier, rappelle en effet le manque criant de services destinés à la gent masculine, dont la création d'un tel centre espéré par le milieu depuis plusieurs années.

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«En ce moment, on est obligés de faire affaire avec des ressources de l'extérieur parce qu'on n'a rien ici. Un lieu physique permettrait aux hommes en difficultés d'avoir un port d'attache, un endroit où trouver des réponses», affirme Véronique Frigon, directrice générale du Travail de rue Alma.

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«Ça fait longtemps que le besoin d'une telle ressource pour hommes a été identifié. En ce moment, on est obligés de faire affaire avec des ressources de l'extérieur parce qu'on n'a rien ici. Un lieu physique permettrait aux hommes en difficultés d'avoir un port d'attache, un endroit où trouver des réponses. Oui, le Cran (services destinés aux hommes) fait de bonnes choses. Mais ce qui arrive, c'est que les hommes retournent dans le milieu, dans leurs problèmes le soir. Et devant des problèmes ou une crise, les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même façon. Pour eux, il est minuit et quart, alors que pour les femmes, il est minuit moins quart», croit Mme Frigon.

Bombes à retardement

Et des toxicomanes aux prises avec des problèmes de santé mentale, il y en a de plus en plus dans la région. Des hommes qui peuvent exploser à tout moment, constate Mme Frigon.

«Lorsqu'un individu a des problèmes de santé mentale et qu'il n'est pas suivi de manière serrée, ça peut rapidement déraper. Plusieurs décident de s'automédicamenter avec de la drogue ou autre chose. Ils rentrent rapidement dans une spirale. Car malheureusement, aujourd'hui, les drogues au goût du jour se vendent à des prix dérisoires et ce sont des substances dangereuses», rappelle la directrice du Travail de rue Alma.

Des besoins bien réels

Hugues Boily-Maltais, responsable des communications à l'organisme Le Cran, seul organisme de la région destiné aux hommes en difficultés, estime également que les besoins sont là pour créer une maison d'hébergement pour homme.

«C'est en effet un des projets qui a été clairement identifié par le milieu. Ça se parle depuis quelque temps déjà, car il y a des besoins en cette matière. Mais évidemment, dans un contexte de restrictions budgétaires, il y a toujours moins de place à de nouveaux projets», soupire Hugues Boily Maltais.

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