Hôpital de Chicoutimi: le poste d'aumônier aboli

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

L'hôpital de Chicoutimi n'aura plus d'aumônier. Le prêtre qui était chargé d'assurer les soins spirituels aux patients a pris sa retraite en mars et la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a décidé de ne pas le remplacer.

L'abolition du poste engendrera une économie de 63 000$ pour l'année financière 2016-2017. C'est l'équivalent du salaire de l'aumônier, qui travaillait quatre jours semaine, et de sa prime de garde.

La révision de l'offre de services en soins spirituels figure parmi les nombreuses mesures d'optimisation mises de l'avant par le CIUSSS afin d'économiser des coûts. La porte-parole, Joëlle Savard, précise que le choix de ne pas remplacer l'abbé Jean-Marie Gosselin, qui a quitté après une dizaine d'années de service, ouvre la porte à une refonte complète des services de pastorale dispensés en milieu hospitalier.

«C'est le début d'une réflexion pour l'ensemble de la région. Nous allons réviser les besoins que nous avons à ce stade-ci, en 2016, et explorer toutes les options. Nous nous donnons trois mois pour le faire», a-t-elle déclaré, en entrevue au Quotidien. Joëlle Savard fait part de la volonté du CIUSSS d'uniformiser l'offre de service de tout le territoire. La conseillère en communications ne peut dire si tous les postes d'aumôniers seront abolis, mais rappelle que son organisation veut continuer de dispenser des services pastoraux à la clientèle. Depuis le départ du curé de l'hôpital de Chicoutimi, deux intervenants en soins spirituels laïques formés en théologie assurent le service aux patients.

L'abolition d'un poste d'intervenant en soins spirituels à l'hôpital d'Alma a suscité un véritable tollé en 2014. Des familles de patients en fin de vie avaient condamné la décision prise par la défunte Agence régionale de la santé et des services sociaux. Quelques jours après l'annonce, l'aumônier de l'hôpital de Jonquière, Marc-André Mercure, avait dénoncé la mesure lors d'une entrevue accordée au Progrès-Dimanche, la qualifiant «d'erreur monumentale» et de «coupe radicale».

Actuellement, sept prêtres travaillent dans des établissements de santé de la région. Jonquière et La Baie en comptent chacun deux, tandis qu'Alma, Roberval et Dolbeau en ont un. Pour ce qui est des intervenants laïques, le CIUSSS en emploie quatre en milieu hospitalier.

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