La sélection du vérificateur soulève encore des débats à Saguenay

Le maire Jean Tremblay semblait agacé par toute... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

Agrandir

Le maire Jean Tremblay semblait agacé par toute l'importance accordée à la sélection d'un vérificateur général alors que, selon lui, le conseil prend des décisions beaucoup plus importantes sans soulever le même intérêt.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le maire Jean Tremblay a pris par surprise la conseillère municipale Julie Dufour en inscrivant le point concernant le vérificateur général à l'ordre du jour. La conseillère a été dans l'obligation d'admettre qu'elle n'avait pas préparé de projet de résolution par écrit, croyant que le maire allait tout simplement refuser d'ouvrir le débat sur cette question.

Résolution verbale

La conseillère a tout de même présenté une résolution verbale pour la formation d'un comité spécial avec un mandat précis à définir pour le choix du vérificateur général. Elle a rapidement été rattrapée par le conseiller Jean-Yves Provencher qui a fait le dépôt d'une contre-proposition.

La conseillère Julie Dufour a émis des réserves... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 3.0

Agrandir

La conseillère Julie Dufour a émis des réserves sur le processus de sélection. Elle croit que certains pourraient avoir intérêt à s'organiser pour monter un appel de candidatures en fonction d'une personne déjà identifiée.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Le président du Conseil du trésor n'a pas eu de difficulté à faire accepter par la majorité que le comité exécutif de la Ville soit chargé de faire le travail de sélection pour faire une recommandation au conseil municipal.

«On voit bien que c'était arrangé d'avance», a souligné la conseillère Julie Dufour en référence à cette contre-proposition du président du Conseil du trésor. Jean-Yves Provencher en a aussi profité pour critiquer cette volonté d'avoir recours à des comités, chose que Saguenay n'a jamais faite par le passé.

Le maire agacé

De son côté, le maire Jean Tremblay semblait agacé par toute l'importance accordée à la sélection d'un vérificateur général alors que le conseil prend des décisions beaucoup plus importantes sans soulever le même intérêt. Il a même cru bon d'affirmer à quelques reprises que «ça ne m'intéresse pas de voler, je n'en ai pas besoin», faisant allusion à ce que laissent entendre les opposants lorsqu'ils «s'acharnent» pour la nomination d'un vérificateur général sans aucune attache avec Saguenay.

Le conseiller Jean-Yves Provencher, président du Conseil du... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 4.0

Agrandir

Le conseiller Jean-Yves Provencher, président du Conseil du trésor, a déposé une contre-proposition qu'il n'a pas eu de difficulté à faire accepter par la majorité.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

La chef de l'ERD, la conseillère Josée Néron, a insisté sur la notion d'indépendance du futur vérificateur général et surtout la nécessité d'opter pour une ou un candidat de l'extérieur. «Un vérificateur général qui proviendrait de l'administration municipale aurait le rôle de vérifier son travail. Il se vérifie lui-même», a résumé la conseillère municipale.

De toute façon, a poursuivi Mme Néron, l'ordre professionnel qui encadre les personnes qui détiennent les titres pour remplir cette fonction a déjà fait parvenir une lettre aux autorités municipales pour les mettre en garde contre la nomination de fonctionnaires pour occuper cette fonction.

Elle a signifié son désaccord au maire quant à l'importance de mettre en place un comité spécial. Josée Néron considère que le prochain vérificateur général n'a pas à devoir sa nomination au comité exécutif. Le conseil devait avoir la possibilité de faire un choix parmi deux ou trois candidatures en fonction des travaux réalisés par le comité.

Le conseiller Luc Boivin s'était avancé pour calmer le débat en s'engageant à faire rapport à ses collègues sur le processus menant au choix du vérificateur général. Le maire Jean Tremblay a ramené à l'ordre le conseiller et membre du comité exécutif en rappelant qu'il n'appartenait pas à Luc Boivin de décider sur ce point.

Des réserves

Julie Dufour a émis quant à elle des réserves sur le processus de sélection. Elle croit que certains pourraient avoir intérêt à s'organiser pour monter un appel de candidatures en fonction d'une personne déjà identifiée. Les conseillers qui militent en faveur d'un comité spécial considèrent que le vérificateur général de la Ville doit être au service de la population pour la rassurer sur la gestion des affaires municipales et non le contraire.

Dans un autre ordre d'idée, le conseil de Saguenay a adopté les résolutions pour la signature des conventions collectives des pompiers et des brigadiers scolaires. Il s'agit de conventions d'une durée de cinq ans avec des augmentations de salaire de 2% par année.

«Ce n'est pas le rôle de la Ville de louer des chalets»

Saguenay va restructurer les différents organismes mandatés pour gérer des équipements municipaux dans le secteur Laterrière. Au cours des prochains mois, elle va intégrer le Centre plein air du Portage, dont la Ville a mis en vente deux chalets et une partie du terrain.

Le dossier est revenu à la table du conseil municipal pendant la période de questions des contribuables, lundi. Les citoyens qui assurent la gestion de ce site ont déploré le fait qu'ils aient appris dans les journaux que Saguenay avait l'intention de vendre deux chalets locatifs.

Marie-Ève Gravel... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 6.0

Agrandir

Marie-Ève Gravel

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Gilles Potvin... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 6.1

Agrandir

Gilles Potvin

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

Le maire Jean Tremblay a rétorqué que la Ville avait fait preuve de beaucoup de patience dans cette affaire. «Ce n'est pas le rôle de la Ville de louer des chalets et d'envoyer des employés faire des ménages», a insisté Jean Tremblay. Il a rappelé que les gestionnaires bénévoles du centre avaient pris des engagements quant au fonctionnement du centre et qu'ils n'avaient pas livré la marchandise.

La présidente du conseil d'administration, Marie-Ève Gravel, a insisté sur le travail réalisé par les bénévoles pour permettre au centre de donner accès à la population à un plan d'eau intéressant. Elle a souligné que les membres du conseil avaient appris dans les médias que la Ville procédait à la vente des deux chalets. Les administrateurs n'ont pas d'objection à se départir des chalets, mais auraient apprécié qu'on les consulte avant de procéder.

Aussi de Laterrière, Gilles Potvin a résumé l'historique du centre en rappelant que ce sont des bénévoles qui ont permis de construire cette infrastructure et surtout de l'améliorer avec l'aide du député fédéral Jean-Pierre Blackburn. M. Potvin estime qu'il appartenait au conseiller municipal Luc Blackburn de faire son travail et d'obtenir les fonds pour permettre au centre de fonctionner normalement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer