Un an de plus pour les recherches sur l'éperlan

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Le professeur Pascal Sirois dirige la Chaire de recherche sur les espèces exploitées de l'Université du Québec à Chicoutimi.

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Les scientifiques de la Chaire de recherche sur les espèces exploitées de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont réalisé de nouveaux chalutages de larves d'éperlans, dans le nord du lac Saint-Jean, afin de documenter la capacité de production de cette zone avec plus de précision en vue de la construction des frayères artificielles à l'hiver 2017.

L'équipe du professeur Pascal Sirois a ainsi jugé opportun de profiter du report d'une année de la construction des îlots rocheux pour améliorer sa banque de données sur la zone retenue pour le projet des frayères. Ces chiffres prendront toute leur importance lorsque les îlots auront été érigés et que l'éperlan arc-en-ciel, principale source d'alimentation de la ouananiche, aura ou non mis à profit ces structures pour la reproduction.

«Les chalutages que nous avons réalisés confirment encore la présence de larves d'éperlans dans la zone de l'île aux Pins située juste au sud de l'embouchure de la rivière Mistassini. Il n'est pas possible de préciser l'importance du nombre de larves, mais le secteur est toujours productif», précise le biologiste Pascal Sirois.

La décision d'installer les monticules de roches dans cette zone du lac Saint-Jean découle des chalutages d'éperlans ayant démontré la présence du petit poisson dans la zone à des périodes où l'éperlan arc-en-ciel était à son plus bas. Les responsables du projet en ont déduit que la présence de souches et autres morceaux de bois sur le fond sablonneux offrait aux oeufs d'éperlans des structures plus solides pour s'accrocher et éclore que les grains de sable.

«On a donc une année additionnelle de données qui confirment en plus que la zone est intéressante. On va avoir des relevés pour une année sans structure qui va permettre de faire des comparaisons. Nous avons aussi procédé à des chalutages qui ont confirmé la présence de larves dans le secteur de l'embouchure de la rivière Péribonka», poursuit le biologiste.

La présence de larves d'éperlans dans les deux zones tend à confirmer l'hypothèse des scientifiques à l'effet qu'il y a de la reproduction d'éperlans dans plusieurs zones du lac Saint-Jean lorsque les stocks sont en remontée. Cette année, les indicateurs confirment que nous sommes dans un cycle de croissance.

Les connaissances scientifiques ne permettent toutefois pas d'établir avec précision les sites exacts de reproduction. C'est le cas de la rivière Péribonka. Les chalutages du passé démontrent que l'éperlan se reproduit dans la rivière ou son embouchure, mais l'endroit précis n'est pas identifié comme c'est les cas pour l'île aux Pins.

Les étudiants vont procéder à des examens en laboratoire sur les larves d'éperlans récupérées pendant les chalutages. Les indices relevés sur les spécimens vont permettre de déterminer l'âge de la larve et ainsi d'obtenir une idée plus précise de son éclosion.

Les éperlans nagent en surface et laissent tomber les oeufs dans le fond du lac Saint-Jean. Les oeufs s'accrochent la plupart du temps à des grains de sable et sont donc plus à risque. L'aménagement de frayères consiste à disposer des monticules de roches pour permettre aux oeufs de s'accrocher à la pierre. Selon Pascal Sirois, une augmentation de seulement quelques unités de pourcentage du taux d'éclosion aurait des conséquences positives très importantes pour la stabilisation des stocks d'éperlans et ainsi limiter les écarts dans les cycles d'abondance et de rareté de la ouananiche.

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