Pour la survie du Couvent des Ursulines

Le maire Guy Larouche a exposé le projet... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Le maire Guy Larouche a exposé le projet de «ruinification» du couvent qui consisterait à maintenir une partie de l'ossature du bâtiment pour le transformer en lieu touristique.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les citoyens de Roberval tiennent au Couvent des Ursulines et ne veulent pas qu'il soit démoli.

C'est le constat qui se dégage de la consultation publique qui se tenait mercredi soir à l'auditorium Fernand Bilodeau. La majorité de la cinquantaine de personnes présentes a demandé à ce que la Ville continue d'investir environ 40 000$ pour assurer le maintien minimal du bâtiment tout en terminant les travaux sur la toiture pour empêcher l'infiltration d'eau. «Je pense que ce n'est pas une bonne idée de le démolir. En le rendant étanche, on peut attendre encore dix ans, le temps qu'un projet se concrétise» a proposé Gervais Arcand.

Pierre Harvey est du même avis. «Le Capitole à Québec était aussi mal en point à l'intérieur que le couvent avant d'être restauré. Il serait déplorable de le démolir. Il faut attendre encore», a-t-il suggéré.

Le maire Guy Larouche a exposé tous les scénarios qui ont été analysés pour rénover le bâtiment et y trouver des locataires au cours des trois dernières années. La recherche de partenaires privés et de locataires institutionnels n'a rien donné. Des appels d'offres ont été lancés et rien de concret n'a surgi. Il était donc impossible de rentabiliser une rénovation évaluée à près de 12 M$.

«Ruinification»

Le comité qui a été formé en arrive à deux principales conclusions soit la démolition ou la «ruinification» qui consisteraient à garder une partie de la structure de la bâtisse pour en faire un attrait touristique.

Une idée qui a séduit le président de la chambre de commerce Serge Taillon. «Je pense qu'il faut trouver un compromis entre la destruction et la conservation et cette idée de garder une partie de la structure semble intéressante. Il y aurait moyen de développer un beau potentiel», a-t-il souligné.

Cette idée de maintenir les ruines du couvent n'a pas été évaluée par la municipalité. Ce qui sera peut-être fait, si c'est la volonté de la population.

Une dame a suggéré que la population se mobilise pour sauver cet édifice. «On ne put pas laisser tomber un endroit où la population peut profiter de la beauté du lac Saint-Jean», a-t-elle lancé.

Le maire Guy Larouche a affirmé qu'il était ouvert à toutes les éventualités, mais il a un penchant pour le projet de maintenir l'ossature du couvent pour le transformer en attrait touristique. «Avant de le mettre à terre, il faut continuer à réfléchir. J'aime mieux la voir debout», a-t-il lancé.

Pour ce qui est de la démolition, les coûts pourraient dépasser les 40 0000$ s'il y a de l'amiante à l'intérieur.

Vu l'enjeu de cette décision, Guy Larouche s'est montré déçu de la faible participation de la population, il espérait plus de 300 personnes.

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