Un complexe imposant

Éric Dubé explique l'importance de récupérer l'eau de... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

Éric Dubé explique l'importance de récupérer l'eau de pluie. Les serres devraient être autosuffisantes.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Une visite du chantier des Serres Toundra a permis de constater toute l'ampleur du complexe et il a été possible d'en apprendre plus sur l'imposante logistique de l'utilisation de l'eau pour faire pousser des millions de concombres.

Ce bassin d'une capacité de 53 millions de... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 3.0

Agrandir

Ce bassin d'une capacité de 53 millions de litres va servir à l'arrosage des plants de concombres

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Une quarantaine de travailleurs bossent sur le chantier,... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin) - image 3.1

Agrandir

Une quarantaine de travailleurs bossent sur le chantier, la majorité provient de Hollande.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Rien n'est laissé au hasard. Les serres sont conçues pour récolter toute l'eau de pluie et l'eau de la neige fondue en hiver. Une petite déclinaison de 17 cm du centre des serres aux extrémités permet l'écoulement de l'eau qui tombe dans un tuyau qui se déploie en dessous des serres pour se rendre jusqu'à un immense bassin qui contient 52 millions de litres. Ce bassin est déjà bien rempli. Mercredi, comme il pleuvait, il était possible de voir l'eau couler en provenance du toit des serres.

D'autres conduites ont été installées sous le bassin pour pomper cette eau afin de remplir quatre gros réservoirs situés dans la bâtisse centrale. À cet endroit, des ordinateurs analyseront l'eau et des automates ajouteront les produits nécessaires pour nourrir les plantes.

«Comme la technologie hollandaise vise à récupérer toute l'eau, celle utilisée pour arroser les plantes est récupérée dans quatre autres réservoirs et sera réutilisée et ainsi de suite. Il n'y a pas d'eau qui se perd», mentionne le président des Serres Toundra, Éric Dubé.

Ce sont en moyenne 100 millions de litres d'eau qui seront utilisés par année pour arroser les concombres. On pense que dame Nature devrait fournir cette quantité. En cas de besoin, il sera possible de puiser dans la rivière Ashuapmushuan.

«Dans un champ, ça prend environ 100 litres d'eau pour produire un kilo de concombres. Nous, ça va en prendre huit litres. Il y aura 255 000 tiges qui seront installées et qui laisseront écouler l'eau goutte à goutte sur les plants», explique Éric Dubé.

CO2

L'énergie est aussi très importante dans le procédé. L'eau chaude fournie par l'usine de pâte de produits forestiers Résolu jumelée à celle du gaz naturel va permettre de chauffer les serres à la température optimale. «Une importante quantité de CO2, soit 1000 ppm, sera présente dans les serres, ce qui augmente la production de 20%. Ça va prendre entre sept et 14 jours pour faire pousser un concombre selon la variété», a informé Dubé.

Les ordinateurs auront près de 700 paramètres à gérer lors de la production, dont la quantité et la qualité d'eau d'arrosage. Aussi, ils auront la tâche d'ouvrir et de fermer des trappes situées au plafond selon la température dans les serres. Elle sera de 24 degrés Celsius le jour et 18 la nuit.

Les serres s'étirent à perte de vue. C'est quand on marche à l'intérieur pour se rendre à l'immense bassin d'eau qu'on saisit son ampleur. Elle a près de 400 mètres de long.

Une quarantaine de personnes travaillent sur le chantier lors de notre visite, la majorité provenant des Pays-Bas. Il reste encore 14 semaines avant de compléter l'ensemble des travaux d'assemblage du complexe. C'est en octobre que les premiers plants commenceront à pousser

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer