De voleur de banque à délinquant à contrôler

Éric Lefebvre ne retrouvera pas sa liberté avant... (Archives, Le Quotidien)

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Éric Lefebvre ne retrouvera pas sa liberté avant plusieurs années lui qui sera également déclaré délinquant à contrôler.

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Le voleur de banque Éric Lefebvre s'expose à une sentence de six à 10 ans de prison. Il sera par la suite déclaré délinquant à contrôler pour une période de cinq à dix ans à la fin de sa peine de pénitencier.

Les procédures, dans le dossier de l'homme de 46 ans qui a braqué trois banques en quelques jours en septembre 2013, se sont terminées plus rapidement que prévu, mercredi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Me Nicole Ouellet, procureure de la Couronne, a signifié au juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, qu'elle ne demanderait plus qu'il soit déclaré comme délinquant dangereux. Elle suggérait plutôt, tout comme la défense, représentée par Me Olivier Théorêt, qu'il soit délinquant à contrôler.

La volonté de Lefebvre de changer, de suivre sa médication et sa reconnaissance du traumatisme vécu chez ses victimes ont fait en sorte d'amener l'experte du tribunal, la psychologue Sophie Lemelin, à modifier la conclusion de son rapport et inscrire que l'accusé pouvait être déclaré délinquant à contrôler.

« Je me suis rendu compte que les victimes de mes vols qualifiés ont pu subir un traumatisme. Pas quelque chose de permanent ou de très grave, mais elles en ont eu un, même si les vols ont duré 11 secondes, 19 secondes et seulement sept secondes pour le dernier. »

« Mais je ne pense pas être un délinquant dangereux. Je ne suis pas un immonde personnage qui a commis des agressions sexuelles. Au départ, je ne pensais pas être l'un ou l'autre d'ailleurs. Mais je me suis aperçu que je devais être un délinquant à contrôler. On le fait non pas pour mes derniers crimes uniquement, mais pour l'ensemble de mon oeuvre », indique Lefebvre, très émotif lors de son plaidoyer.

Une fois cela établi, Me Théorêt a demandé une peine de six à sept années prison, suivie d'une période de surveillance de cinq ans. À la Couronne, Me Ouellet réclame 10 années de pénitencier et une surveillance de 10 ans à la fin de la peine. Il est incarcéré depuis 13 mois dans ce dossier.

Si Me Théorêt croit qu'une peine de six à sept ans devrait répondre aux besoins de la justice, Me Ouellet a justifié sa demande par le fait que Lefebvre se trouvait en libération conditionnelle au moment de ses trois dernières séquences de crimes (40 mois en 2007 et 48 mois en 2010).

Même s'il est conscient qu'il sera dorénavant un délinquant à contrôler, cela ne signifie pas que la nouvelle passe comme une lettre à la poste. « Ce fut tout un choc. J'ai pris conscience que je pourrais ne pas sortir de prison avant bien longtemps. J'ai calculé que je pourrais avoir ma pleine liberté à 63 ou 64 ans. Ça va être long. C'est extrêmement pesant », note-t-il.

Il va sans dire que Lefebvre n'entrevoit pas son avenir de façon très positive. S'il avait su, il n'aurait pas agi de la même façon.

« Si j'avais su que la Couronne avait l'intention de demander à ce que je sois déclaré délinquant dangereux ou à contrôler, vous pouvez être certain que je n'aurais pas commis ces vols, ni les autres crimes. Maintenant, je veux que tout ça finisse et c'est ici que ça se termine », de mentionner le voleur.

Lorsqu'il a été pris pour les vols de banque, Éric Lefebvre était en libération conditionnelle du pénitencier pour un vol qualifié à Saint-Jérôme. D'octobre 2013 à mai 2015, il a complété sa sentence fédérale. Depuis un peu plus d'un an, il fait du temps préventif en attente de sa prochaine peine.

L'accusé recevra sa peine le 13 juillet.

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