Bois d'oeuvre: Denis Lebel presse le gouvernement d'agir

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le député conservateur de Roberval, Denis Lebel, dénonce l'inaction du gouvernement libéral au sujet de l'Accord sur le bois d'oeuvre Canada-États-Unis et le presse d'agir.

«Lors de la première visite de Justin Trudeau à Washington, lui et Barack Obama s'étaient donné cent jours pour trouver un cadre de négociation. À l'aube de la visite du président Obama à Ottawa pour le Sommet des leaders nord-américains, aucune entente sur le bois d'oeuvre n'est en vue. Il est temps que le premier ministre s'engage sérieusement à discuter de cette question avec le président Obama, et à fournir des précisions sur la renégociation de l'Accord sur le bois d'oeuvre», a déploré le chef adjoint de l'opposition officielle.

En 2014, plus de 65% des exportations forestières étaient destinées au marché américain, ce qui représentait un montant 20 milliards de dollars. De cette somme, 8,7 milliards de dollars provenaient des exportations québécoises.

«L'échec de renégociations de l'un des accords commerciaux les plus importants entre le Canada et les États-Unis est inexcusable. Pour un gouvernement qui consacre un comité du cabinet entier aux relations entre le Canada et les États-Unis, il est clair que les libéraux échouent encore une fois à venir en aide aux travailleurs de l'industrie forestière», a déclaré pour sa part Todd Doherty, porte-parole de l'opposition officielle sur la Porte d'entrée de l'Asie-Pacifique.

«À l'aube du Sommet des leaders nord-américains, il est temps que le premier ministre s'engage sérieusement à discuter de cette question avec le président Obama et de fournir des précisions sur la renégociation de l'Accord sur le bois d'oeuvre. L'opposition officielle ne laissera pas le gouvernement libéral abandonner un autre secteur des ressources de ce pays», a conclu le chef adjoint du Parti conservateur.

La FQM aussi inquiète

Par ailleurs, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l'Alliance forêt boréale Québec-Ontario ajoutent elles aussi de la pression et demandent au gouvernement de tenir compte de la situation particulière de l'industrie forestière québécoise.

«Le gouvernement fédéral doit faire tout en son pouvoir pour arriver à une entente satisfaisante pour le Québec. Pour nous, une crise dans l'industrie du bois d'oeuvre constituerait une véritable crise sociale! L'enjeu de la négociation actuelle est de taille pour le Québec. Le secteur forestier est le premier secteur manufacturier en importance avec les 60 000 emplois directs», a lancé Richard Lehoux, président de la FQM.

«Une entente doit être conclue rapidement et, pour y arriver, nous offrons notre entière collaboration au gouvernement fédéral et à nos partenaires de l'industrie forestière. L'entente doit contourner le protectionnisme américain déraisonnable en matière de bois d'oeuvre et permettre au Québec de faire valoir ses nouvelles pratiques», a ajouté Jean-Pierre Boivin, président de l'Alliance forêt boréale Québec-Ontario.

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