Trois groupes de paramédics créent une alliance syndicale

David Saint-Jean, président du Syndicat des paramédics de... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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David Saint-Jean, président du Syndicat des paramédics de la CTAQ, division Saguenay, et Marc Gagnon, président du Syndicat des paramédics d'Ambulance Mido, ont fait le point sur la négociation.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Soixante-dix membres du Syndicat des paramédics de la CTAQ, division Saguenay, les 30 membres du Syndicat d'Ambulance Mido, de Dolbeau-Mistassini, de même que ceux des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce (TASBI) ont voulu marquer leur solidarité lors d'un dîner hot-dogs, lundi midi, à l'occasion de la création d'une alliance syndicale dans le cadre du renouvellement de leur convention collective de travail échue depuis un an et demi.

Selon David Saint-Jean, président du syndicat de la CTAQ, il ne se passe pratiquement rien alors que les négociations n'en sont encore qu'au chapitre des clauses normatives. «On constate que la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ) n'a pas de mandat pour négocier», explique M. Saint-Jean.

Le 21 avril dernier, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a annoncé une refonte du contrat de service en trois points qui implique une révision du mode de financement des entreprises ambulanciers ainsi que la reconnaissance pleine et entière du statut de ces entreprises en tant qu'employeur privé, ce qui implique le retrait du ministère de la Santé au sein de la négociation.

Selon M. Saint-Jean, cette réforme aura des effets négatifs puisqu'elle est susceptible de mettre fin au niveau de service uniforme à travers les villes et régions du Québec. Tout comme l'a fait la CSN le 30 mai dernier, les trois syndicats réclament une table commune pour discuter des enjeux touchant à la fois les services à la population et les conditions de travail des ambulanciers. «On ne pense pas que les employeurs privés étaient prêts à assumer un tel mandat de négociations», affirme M. Saint-Jean.

Il est également demandé aux employeurs privés qu'ils fassent pression auprès du gouvernement pour qu'un déblocage survienne aux tables de négociations.

Pour le moment, il n'est pas question d'exercer des moyens de pression, sauf si Québec tarde à prendre connaissance des propositions syndicales.

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