Un couple accusé de tentative de meurtre

Carl Lussier possède plusieurs antécédants judiciaires.... (Photo Stéphane Bégin)

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Carl Lussier possède plusieurs antécédants judiciaires.

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Carl Lussier et Julie Morissette, un couple, doivent répondre à des accusations de tentative de meurtre, d'utilisation d'une arme prohibée, de séquestration et d'enlèvement. Mais les deux accusés nient leur implication dans le passage à tabac de l'ancien conjoint de la dame, survenu en avril dernier, à Jonquière.

Les deux individus de Shipshaw ont comparu jeudi après-midi devant le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec. Me Michaël Bourget, de la Couronne, s'est opposé à la remise en liberté des deux accusés. Morissette pourrait tenir son enquête caution lundi, alors que celle de Lussier, qui possède des antécédents judiciaires, sera repoussée de quelques jours encore.

Les faits reprochés au duo remontent au 17 avril dernier. Lussier, qui a déjà fait cinq années de prison pour avoir tiré des coups de feu dans un commerce de Saint-Nazaire en 2010, aurait, selon l'accusation, tabassé l'ancien copain de Julie Morissette. La victime a dû passer un certain temps au centre hospitalier afin de soigner ses blessures.

Au départ, la victime n'a pas voulu porter plainte, mais aurait changé d'idée récemment.

« Nous avons procédé à l'arrestation des deux personnes mercredi soir sur les monts Valin. Ils ont été interrogés et doivent comparaître en après-midi au Palais de justice de Chicoutimi », a expliqué Bruno Cormier, porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay.

Il n'a pas été possible de connaître les raisons de cette agression, mais elle pourrait être reliée au milieu des stupéfiants.

« Mes clients nient être impliqués dans cette altercation. Oui la victime a été passée à tabac et elle aurait eu de la difficulté avec des individus, mais on nie l'implication de mes clients », a résumé Me Boulianne.

INHABILETÉ

Jeudi après-midi, au moment de la comparution, le ministère public a indiqué que Me Julien Boulianne se trouvait en conflit d'intérêts dans les deux dossiers. Le criminaliste a défendu la victime dans le passé. La Couronne entend démontrer ce conflit d'intérêts lundi et tentera de faire déclarer l'avocat en défense inhabile à plaider cette affaire.

« Je ne remettrai pas la preuve à ce stade-ci des procédures, car Me Boulianne serait en conflit d'intérêts ayant représenté la victime dans le passé. Je ne veux pas remettre non plus la preuve aux accusés, car on sait qu'ils vont la donner à Me Boulianne », a indiqué Me Bourget.

Il va sans dire que le criminaliste ne voit pas les choses du même oeil et s'oppose à ce que ces clients ne puissent avoir la preuve entre leurs mains afin de préparer leur enquête de remise en liberté.

« Je suis en désaccord avec la Couronne. Moi j'ai un mandat clair de mes clients. Ils sont au courant que j'ai défendu la victime dans le passé. On va débattre le dossier lundi et on va la contester. Mais je ne veux pas que la situation porte préjudice à mes clients. Ils ont le droit de se préparer en conséquence », a-t-il ajouté.

Le juge Daoust a tranché en précisant que la preuve sera remise au retour des accusés au Palais de justice, lundi. Et le juge sur le banc verra à accorder le temps nécessaire à l'avocat en défense de la consulter avant de tenir l'enquête caution.

Ce passage à tabac est survenu en même temps ou à peu près qu'une série d'agressions menées sur le territoire de Saguenay en avril. Un remorqueur avait notamment été battu par des hommes venus de Montréal.

À l'époque, il semblait y avoir un lien entre ces agressions, mais à la lumière des dernières arrestations, ça ne serait plus le cas.

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