Jim-Gray: arrêt de production confirmé

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La centrale Jim-Gray.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Produits forestiers Résolu (PFS) confirme que sa centrale hydroélectrique Jim-Gray, aménagée sur la rivière Shipshaw, doit cesser partiellement sa production pour une période prolongée de plusieurs mois à la suite d'un bris subi à la roue d'eau de l'un de ses deux groupes turbine-alternateurs.

Selon Karl Blackburn, porte-parole de Résolu, les travaux d'expertise se poursuivent pour déterminer la cause des dommages subis, mais il est clair que les dégâts sont lourds. «Il est certain que la cessation de la production ne sera pas pour une courte durée», selon M. Blackburn.

Morceau de roc

L'hypothèse de l'introduction d'un morceau de roc dans la conduite forcée demeure, mais n'a pu être confirmée. Si c'était le cas, il faudrait également procéder à un examen de l'état des grilles censées empêcher l'introduction de tels matériaux dans la conduite. Il ajoute que lorsque le portrait de situation sera plus clair, il sera en mesure de livrer plus d'informations.

Ce bris important survient alors que l'usine de Kénogami s'apprête à cesser sa production pour une période de 14 jours en raison de la mise en place d'un nouveau droit compensatoire de près de 18% sur le papier surcalandré à la suite de subventions accordées pour le redémarrage de l'usine de Port Hawksburry en Nouvelle-Écosse. Résolu constate ironiquement que malgré l'aide accordée et le renoncement des employés à une partie de leur fonds de pension, l'usine néoécossaise subit elle aussi une cessation de production d'une semaine.

Prétextes

M. Blackburn soutient qu'il est clair que les Américains utilisent tous les prétextes pour nuire à l'industrie forestière canadienne.

«C'est l'usine de la Nouvelle-Écosse qui devrait payer. Les Américains arrivent à la conclusion que ce sont toutes les usines au Canada qui reçoivent des subventions.»

Il ajoute que l'application d'un programme d'économie d'énergie pour le remplacement d'ampoules plus efficaces, un programme d'Hydro-Québec, ou encore un programme de branchement au gaz naturel à l'usine de Saint-Félicien, ont servi de prétexte pour imposer des droits compensatoires.

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