Un fonds régional dans les plans de Couillard

Le premier ministre Philippe Couillard et le député... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le premier ministre Philippe Couillard et le député de Dubuc, Serge Simard, étaient les invités du Cercle de presse du Saguenay, mardi.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le premier ministre souhaite le retour d'un fonds d'investissement régional. Quelque cinq ans après les derniers investissements du Fonds FIER, Philippe Couillard croit que le Saguenay-Lac-Saint-Jean est mûr pour un nouvel outil de financement. Un fonds administré par des gens de la région pour des entreprises de la région.

Le premier ministre souhaite le retour d'un fonds d'investissement régional. Quelque cinq ans après les derniers investissements du Fonds FIER, Philippe Couillard croit que le Saguenay-Lac-Saint-Jean est mûr pour un nouvel outil de financement. Un fonds administré par des gens de la région pour des entreprises de la région.

«On regarde à nouveau l'idée de créer un fonds régional. Parce que ce n'est pas vrai que les gens de la région ne sont pas capables de prendre des décisions pour leur secteur. Ça ne sera peut-être pas pour toutes les régions, mais celles qui en ont la capacité», a annoncé le premier ministre, invité mardi à la dernière rencontre du Cercle de presse du Saguenay.

Les Fonds FIER (fonds d'intervention économique régional) ont été créés dans les années 2000 par Investissement Québec pour aider les entreprises à obtenir des capitaux. Cet outil était toutefois une mesure ponctuelle et aucun autre fonds n'a été mis en place depuis. Les FIER, qui se trouvaient dans différentes régions du Québec, étaient dirigés par des administrateurs locaux. La gestion de ces fonds a d'ailleurs été remise en question en 2009, lorsque des sommes ont été investies dans d'autres régions que celle où se trouvait le FIER.

Concertation régionale

Philippe Couillard admet que la concertation régionale est difficile à atteindre. Mais l'abolition des Conférences régionales des élus (CRÉ) n'y est pour rien, plaide-t-il.

«Il y a un déficit dans la concertation régionale. Mais est-ce que la concertation était là avant? Il faut demeurer critique», exprime le député de Roberval.

«Lorsque je parle aux préfets et aux gens du milieu, ils préfèrent la situation actuelle, car ils sont capables de faire avancer plus rapidement les projets. On est cependant prêts à regarder ce qu'on peut faire pour améliorer la concertation. Mais on va se comprendre. Il n'est pas question qu'on ajoute de nouvelles structures. Les outils sont là. Les préfets commencent à se concerter beaucoup mieux. Ce n'est pas évident. Mais je crois que les outils de développement doivent être le plus près du citoyen. Et les MRC, c'est le bon niveau», ajoute le premier ministre.

Amenez-en des projets!

Le premier ministre a une fois de plus rappelé que son gouvernement, via Investissement Québec, a les moyens de soutenir des projets. Le député de Roberval rêve d'ailleurs qu'un entrepreneur ou une institution, comme l'UQAC, mette sur pied un projet de fonderie pour l'industrie de l'aluminium.

«Dans notre palette, il nous manque une fonderie. On va soutenir fortement un projet de fonderie régional, c'est certain. Il y a tout dans la région, sauf une affaire, une fonderie. Il ne manque pas de capital. On a ce qu'il faut pour investir, mais il manque des projets», laisse tomber M. Couillard.

Centralisation des laboratoires et coupes en santé

Les nouvelles compressions de quelque 15 millions$ imposées au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région forcent l'abolition de 135 postes à temps complet, dont 37 postes de technologiste médical dans les laboratoires hospitaliers. En effet, les analyses seront désormais centralisées à Chicoutimi, plutôt qu'effectuées à Dolbeau-Mistassini, Roberval, Alma, Jonquière et La Baie.

«La façon moderne de gérer les laboratoires, c'est de les concentrer et les automatiser. Donc, ce n'est pas vrai que ça diminue les services. Au contraire, ça peut les améliorer», plaide le premier ministre.

Ce dernier avoue toutefois que son gouvernement a atteint la limite dans les coupes qui frappent le réseau de la santé depuis quelques années.

«On est près du maximum qu'on peut faire en terme de gain d'efficience et de contrôle du budget. Les prochaines marges qu'on va dégager, elles iront aux personnes âgées dans les centres d'hébergement, aux soins à domicile, à la santé mentale aux soins de premières lignes. Ça sera nos priorités. Et ça pourrait aller plus vite qu'avant le prochain budget», assure M. Couillard.

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