Le mode de facturation de Jonquière-Médic évalué

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La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) a reçu lundi les facturations types du service de médecins à domicile Jonquière-Médic, dont la survie est menacée, et procédera à leur analyse afin de dresser un portrait juste de la situation.

L'organisation se donne un délai de deux semaines afin de vérifier la bonne façon de facturer les actes médicaux selon la nouvelle entente de rémunération négociée avec le gouvernement du Québec.

«C'est assez complexe. Au niveau provincial, ç'a bien du bon sens selon les besoins, mais après avoir été sensibilisé sur le fonctionnement de Jonquière-Médic, on comprend que c'est une victime collatérale. On va vérifier avec nos services financiers pour voir s'il y a vraiment des pertes trop importantes pour les médecins», explique le directeur des communications de la FMOQ, Jean-Pierre Dion.

Jonquière-Médic est financé à 40 % par les médecins, qui donnent 15 % de leurs honoraires. «Tant qu'on n'a pas une bonne photo de la situation, ça ne sert à rien d'aller voir le gouvernement pour négocier une entente particulière. On va établir un plan de match et il se peut qu'on doive y inclure le politique. On est habitué de traiter avec le ministre, mais il faut qu'il y ait de la volonté des deux côtés pour que ça marche», poursuit M. Dion.

La FMOQ a rencontré les représentants de l'organisme à Québec il y a deux semaines. Alors qu'auparavant, une visite à domicile pouvait être chargée en moyenne 60 $, le nouveau tarif moyen est plutôt estimé à 25 $ par Jonquière-Médic, même s'il varie selon les cas.

Sylvain Gaudreault dénonce les coupes au CIUSSS

(Dominique Gobeil) - Le député de Jonquière et chef intérimaire de l'opposition officielle, Sylvain Gaudreault, ne trouve pas de mots pour décrire les compressions budgétaires au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région. «C'est inqualifiable.»

Rencontré mardi, le chef intérimaire du Parti québécois a dénoncé la situation rapportée par l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). «On apprenait la semaine passée qu'il y avait des coupes de 15 M$, et là, ça se traduit par des pertes de 135 emplois. Le ministre de la Santé Gaétan Barrette sait que sa réforme ne marche pas et il continue de couper. Pendant ce temps, le salaire des médecins spécialistes continue d'augmenter, nos urgences établissent des records d'attente en Occident et un million de Québécois n'ont toujours pas de médecin de famille.»

Durant la pause estivale, Sylvain Gaudreault fait de la santé et la forêt ses priorités. Il garde un oeil sur le dossier de Jonquière-Médic, menacé depuis la nouvelle entente sur la rémunération des médecins.

«La balle est dans le camp du ministre. La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec a clairement dit qu'elle était d'accord pour trouver une solution», affirme M. Gaudreault, qui a vu les échanges de courriels avec l'organisme de soins à domicile. Il se rendra devant la commission parlementaire de la santé en septembre pour faire valoir la pétition de près de 23 000 signatures déposée à l'Assemblée nationale le 10 juin.

Le député suit aussi de près le bris à la centrale Jim-Gray de Produits forestiers Résolu et la fermeture de son usine de Kénogami jusqu'au 7 juillet environ.

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