Autre décès en VTT

L'accident est survenu sur la route du Colombium,... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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L'accident est survenu sur la route du Colombium, à Saint-Honoré.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

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Un homme d'une cinquantaine d'années est décédé, lundi, à Saint-Honoré, après avoir perdu le contrôle de son véhicule tout-terrain (VTT) sur la route du Colombium.

Il a été retrouvé inerte, coincé sous l'engin renversé dans le fossé près de la route Saint-Marc Ouest vers 12h25, mais il se peut qu'il gisait à cet endroit depuis un moment. Un passant a signalé sa présence aux policiers. Des manoeuvres de réanimation ont été tentées, sans succès.

«On ne sait pas si ça fait longtemps qu'il était là. Notre enquêteur a analysé la scène pour déterminer les circonstances. Il n'y avait pas de traces de freinage. La vitesse ou un malaise a probablement joué un rôle», explique le sergent Jean Tremblay de la Sûreté du Québec.

Le conducteur, dont l'identité n'est pas encore dévoilée, portait son casque. Sur place, on pouvait voir les traces du quad dans le gravier dévier vers le fossé sans raison apparente alors que la route est droite dans cette portion.

«Ç'a tout l'air d'un bête accident. Ce genre de véhicule pèse plusieurs centaines de livres. Il faut attendre le rapport des policiers pour aller plus loin», indique le coroner Sylvain Truchon.

Saint-Félix-d'Otis

Le coroner Truchon est aussi intervenu à Saint-Félix-d'Otis, dimanche, pour le décès d'un garçon de neuf ans en de pareilles circonstances.

Ce dernier ne portait pas de casque. Il circulait sur le chemin du Lac-à-la-Croix. Les parents pourraient être accusés de négligence criminelle, étant donné que l'âge minimum pour conduire un quad est de 16 ans. Les mineurs doivent suivre une formation afin d'obtenir un certificat d'aptitude, peut-on lire sur le site Internet de la Société de l'assurance automobile du Québec.

Souvent une question de vitesse

Les excès de vitesse sont la principale source de danger en VTT, selon le président du club La cité du quad, Jean-Yves Tardif.

«Les compagnies construisent les véhicules de façon assez sécuritaire, donc ce n'est pas supposé renverser. C'est dans la manière de prendre les détours que ça peut être problématique si la personne va trop vite. Ça se passe beaucoup plus dans la tête du conducteur que dans la conception du modèle», commente M. Tardif.

L'homme qui a perdu la vie lundi à Saint-Honoré circulait dans un tronçon droit, où il ne semblait pas y avoir d'obstacle. «À part un excès de vitesse ou un malaise, il n'y a pas de raison d'avoir un accident», poursuit le président du club, qui compte quelque 450 membres dans la MRC Lac-Saint-Jean-Est.

Jean-Yves Tardif rappelle les règles élémentaires en quad, soit porter un casque et respecter la limite de 50 km/h dans les sentiers. Le véhicule doit aussi être immatriculé et assuré, ainsi que posséder un miroir du côté gauche et une vignette du club responsable. «On a le droit de circuler dans les routes secondaires pour les distances de moins d'un kilomètre. Sinon, la municipalité doit adopter un règlement. On peut aussi traverser perpendiculairement les chemins vis-à-vis nos sentiers.»

M. Tardif indique que certains véhicules tout-terrains peuvent atteindre 130 km/h. «Il y en a qui pèsent seulement 200-300 livres, d'autres qui peuvent aller jusqu'à 700 ou 800. Les nouveaux modèles quatre places sont encore plus gros.»

Lors des deux derniers accidents de VTT survenus dans la région, les conducteurs se sont retrouvés coincés sous l'engin.

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