37 postes de technologistes abolis

Lynn Brie, porte-parole de l'APTS pour la région,... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Lynn Brie, porte-parole de l'APTS pour la région, doute de la capacité du laboratoire de Chicoutimi d'absorber le surplus d'analyses provenant de partout sur le territoire avec seulement huit technologistes de plus.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les compressions de quelque 15 millions $ imposées au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la région frappent les membres du personnel des laboratoires des centres hospitaliers.

Parmi les 135 postes qui seront abolis au sein du réseau, 37 sont des postes de technologiste médical, confirme l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS). Et huit postes seront créés à Chicoutimi, où se situe le laboratoire serveur vers lequel sera centralisée la grande majorité des analyses effectuées jusqu'à maintenant dans les laboratoires de Dolbeau-Mistassini, Roberval, Alma, Jonquière et La Baie. Selon l'APTS, ces laboratoires seront appelés à être démantelés.

« Nous doutons de la capacité du laboratoire de Chicoutimi d'absorber le surplus d'analyses provenant de partout sur le territoire avec seulement huit technologistes de plus. L'automatisation ne comble pas tous les besoins; même performante, une machine a ses limites », plaide Lynn Brie, porte-parole de l'APTS pour la région.

Cette dernière craint ainsi que le CIUSSS fasse davantage appel au secteur privé pour ce type de travail. Car lorsque les laboratoires ne parviennent pas à répondre à la demande, le surplus d'analyses est confié à des entreprises. « Le même phénomène a été observé lors de la réorganisation du réseau public de laboratoires en Ontario. Au bout du compte, l'exercice est payant pour les entreprises privées alors que des emplois dans le système public sont perdus pour les gens formés dans la région », dénonce-t-elle, dans un communiqué de presse envoyé lundi soir.

La centralisation comporte aussi des risques, selon Mme Brie, indiquant que des incidents sont survenus récemment. En avril dernier, notamment, 22 patients auraient dû retourner à l'hôpital de Jonquière pour fournir de nouveaux échantillons parce que les boîtes avaient été oubliées durant la fin de semaine à Roberval où les échantillons devaient être analysés.

La direction n'a pas voulu préciser les services ou départements touchés, préférant aviser d'abord les syndicats.

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