La disparition de Chicoutimi, une erreur

Jacques Pelletier... (Photo Le Quotidien, Denis Villeneuve)

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Jacques Pelletier

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Quatorze ans après la création de Saguenay, l'auteur Jacques Pelletier croit encore que la nouvelle ville fusionnée aurait dû porter le nom de Chicoutimi, non par chauvinisme, mais plutôt en respect de la grande histoire de ce site historique.

Après avoir consacré trois ans et demi de labeur, le citoyen vient de publier à compte d'auteur le volume intituléLe toponyme Chicoutimi, une histoire inachevée de ses origines géologiques à 2002, un ouvrage de 318 pages tiré à 1000 exemplaires qui retrace depuis la création géologique de la Terre jusqu'à la fusion de 2002 l'histoire de l'utilisation du nom Chicoutimi.

Abondamment illustré de nombreuses cartes historiques, le volume de M. Pelletier retrace l'arrivée des premiers Amérindiens dans la région, particulièrement sur le site que l'on désigne Chicoutimi, mais qui, selon lui, constituait une zone beaucoup plus élargie que ce que l'on considère aujourd'hui. «Dans le cadre de mes recherches, j'ai contacté la Bibliothèque et Archives Canada qui avait une copie d'une carte réalisée par un auteur anonyme autour de 1685 et dont la résolution était beaucoup trop faible pour qu'on puisse y lire les noms apparaissant. Après avoir contacté les Archives nationales d'outre-mer de France, ils m'ont envoyé une épreuve de meilleure qualité.» Cette carte provient de la Collection Moreau de Saint-Méry et présente possiblement la route des trappeurs au nord du fleuve Saint-Laurent.

Sur cette carte plutôt grossière, couvrant des milliers de kilomètres, réalisée pendant l'existence du poste de traite (1672 et 1685) ouvert par Nicolas Peltier, apparaît le nom Chigoutimy, qui rappelons-le, signifie jusqu'où l'eau est profonde. On peut y lire également la note «rejoindre Nicolas Peltier».

L'auteur passe en revue d'autres cartes géographiques plus ou moins précises réalisées entre 1686 et 1748 par d'autres cartographes et géographes connus. On y constate que l'emplacement de Chicoutimi est variable, au même titre que son orthographe d'ailleurs.

Toutes ces mentions faites sur les cartes historiques amènent l'auteur à conclure qu'il n'est pas surprenant que le site tangible (Chicoutimi) devienne alors un point de repère pour les voyageurs. «On peut conclure que, dès 1674, Chicoutimi est à peu près sur toutes les cartes du monde. Personne à l'époque chez les autochtones ne désignait le lieu comme étant le Saguenay, lequel s'étendait depuis l'île d'Anticosti jusqu'à l'île aux Coudres, comme le rapportait François-Xavier Garneau.

Dans le cadre de son essai basé sur l'histoire, M. Pelletier en arrive à la conclusion que de nommer la nouvelle ville sous le patronyme de Saguenay dépasse les bornes et n'est justifié que sur un choix purement politique. «Le toponyme n'a pas sa place pour nommer la ville. En 1535, le chef Donnacona parlait déjà sur site Chicoutimi à Jacques-Cartier. En 1661, les Jésuites sont partis de Tadoussac pour venir à Chicoutimi.

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