Un ex-lock-outé règle ses dossiers

Jean-François Otis... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Jean-François Otis

Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

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L'ex-mécanicien automobile Jean-François Otis obtient une absolution conditionnelle pour des voies de fait et des bris d'engagement survenus dans le cadre du lock-out des concessionnaires automobiles du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il espère maintenant avoir gain de cause pour réintégrer son emploi.

L'homme de 35 ans a profité de son passage au tribunal, lundi, pour régler l'ensemble de ses dossiers, qui se sont accumulés durant le long conflit.

L'individu a été l'un des personnages les plus impliqués durant ce conflit qui aura duré près de trois ans. Il était le premier à l'avant lors des manifestations. Il a aspergé le visage de certaines personnes, du concessionnaire Rocoto Toyota de Chicoutimi, de serpentins et d'eau.

«Mon client était ciblé dans ce conflit. À la grandeur qu'il a (6 pieds et 3 pouces), il était facilement identifiable. Mon client aurait dû s'éloigner ou fuir les lieux. Même s'il y avait un conflit, même si certaines paroles étaient prononcées, ça ne lui donnait pas le droit de faire ce qu'il a fait. Ce n'est pas toléré», a admis Me Jean-Marc Fradette, avocat en défense.

Otis a indiqué au juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, qu'il n'avait pas voulu viser le visage des gens, mais qu'il était possible qu'ils aient été atteints.

«Je veux rectifier un peu les choses, a lancé Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne. On peut penser qu'il a été l'un des agitateurs et que son comportement a dépassé les règles. Concernant le fait qu'il n'a pas visé les victimes, il faut savoir qu'il a aspergé d'eau à une personne des pieds à la tête», a ajouté Me Lebel.

Lors des représentations au juge, Me Fradette a suggéré une absolution conditionnelle pour l'accusé. Il l'a demandée, car Otis entend se rendre au ministère du Travail afin de récupérer son emploi. L'employeur ne veut pas le réintégrer en raison de ce qui s'est passé.

«Avec un casier judiciaire dans ce dossier, il ne pourrait se présenter devant le ministère du Travail. Avec une absolution conditionnelle, son dossier pourra être entendu, même si ça ne garantit pas un retour au travail», a ajouté Me Fradette.

Le ministère public ne s'y est pas opposé, mais a posé des conditions à Otis. Il ne peut aller chez Rocoto Toyota et chez Kia Harold Auto de Chicoutimi et ne peut être en contact avec Marc Desgagné et Benoit Lévesque pour la prochaine année.

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