En prison pour s'éloigner de la drogue

Maxyme Boulianne estime qu'un séjour en prison pourrait lui faire assez peur... (123RF)

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Maxyme Boulianne estime qu'un séjour en prison pourrait lui faire assez peur pour la convaincre de ne pas retomber dans le monde de la drogue.

La jeune femme de 22 ans a écopé d'une sentence de 90 jours de détention (façon discontinue) et de 150 heures de travaux communautaires pour des accusations de voies de fait causant des lésions et de la possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Mélanie Paré (Couronne) et de Me François Dionne (défense) pour des événements survenus en 2014 et 2015.

Un premier dossier a impliqué la jeune femme dans une bagarre dans un bar. En état d'ébriété, Maxyme Boulianne s'en est prise à une autre femme et l'a frappée au visage.

Dans les autres dossiers, elle a été surprise par les policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) avec une quantité importante de stupéfiants alors qu'elle se trouvait avec son copain Alex Lecours (sentence en août). Les agents avaient alors découvert 201,7 grammes de cannabis, 6,5 grammes de cocaïne, 161,5 comprimés de métamphétamines et 500$ en argent.

Le rapport présentenciel de l'accusée est assez positif. Elle a cessé sa consommation de stupéfiants et a changé son cercle d'amis. En fait, elle est revenue auprès de ceux qui avaient un bon ascendant sur elle.

«Je trouve la suggestion sévère, mais en même temps juste», a lancé le juge Boudreault.

«Peut-être, mais je pense que ce ne sera pas une mauvaise chose que j'aille en prison. Je vais apprendre», a rétorqué la jeune femme.

Le magistrat s'est permis quelques questions à l'accusée. Il voulait connaître les possibilités qu'elle cesse définitivement la consommation de stupéfiants. «Je dirais huit chances sur dix que je ne consomme plus jamais. Je ne peux le garantir à 100 pour cent, car j'ai encore du travail à faire sur moi. Lorsque j'ai pris la décision d'arrêter, c'est que j'étais rendue bas, je n'étais plus lucide, je n'étais plus sur la planète et je n'étais plus moi-même. Ce n'était pas la vie que je voulais», a-t-elle ajouté.

Maxyme Boulianne a témoigné pour le ministère public contre son ex-copain, Alex Lecours. Elle voulait que les choses soient claires, car Lecours ne voulait pas reconnaître son implication dans les stupéfiants (il a été reconnu coupable).

«Je ne l'ai pas fait par vengeance, mais je voulais que les choses soient claires et justes», a-t-elle repris.

Malgré ce qui lui arrive, Maxyme Boulianne entend poursuivre sur le chemin qu'elle a pris dans les derniers mois. «J'ai un bon encadrement avec ma famille et j'ai de bons amis autour de moi. Lorsque j'ai commencé à consommer, j'ai été exclue de mon cercle d'amis, car ils ne partageaient pas ma façon de faire. Là, j'ai été réintégrée et j'en suis heureuse», a indiqué Maxyme Boulianne.

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