Les tensions refont surface

Une trentaine de producteurs ont assisté aux audiences... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

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Une trentaine de producteurs ont assisté aux audiences de la Régie des marchés agricoles et agroalimentaires du Québec concernant le Plan conjoint des producteurs de bleuets de la région.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les tensions entre le Syndicat des producteurs de bleuets du Québec et les transformateurs ont refait surface lors des audiences de la Régie des marchés agricoles et agroalimentaires du Québec.

Le nouveau président du Syndicat, Ghislain Saint-Pierre, a demandé aux trois régisseurs s'ils avaient une solution pour que les producteurs se sentent plus à l'aise de parler lors de réunions publiques quand les industriels sont aussi présents. «Il y a des gens qui me disent des choses en privé, mais ont peur de parler de crainte de représailles. Ils veulent être capables de vendre des bleuets», a-t-il mentionné devant André Rivest, Diane Vincent et Lucille Brisson, qui étaient présents à Saint-Félicien jeudi pour entendre différents groupes sur le Plan conjoint des producteurs de bleuets.

«C'est dommage, les régisseurs ne semblent pas avoir de solutions pour nous», a-t-il souligné en dehors de la rencontre. Depuis quelques années, le syndicat milite pour une plus grande transparence des transformateurs pour connaître les coûts de transformation et de mise en marché des bleuets pour savoir s'ils ont un juste prix.

Point de vue d'un transformateur

Jean-Pierre Senneville, du groupe Bleuets sauvages du Québec (BSQ), a milité pour que le syndicat recentre sa mission sur la lutte aux insectes ravageurs et sur l'amélioration des rendements.

«Nous ne sommes pas des ennemis. On est tous dans la même équipe. Il faut arrêter de faire la dissociation entre producteurs et transformateurs. On n'a pas besoin d'un syndicat non rassembleur», a-t-il plaidé.

Selon lui, la congélation est un mal nécessaire et les usines de la région sont performantes, car en moyenne, les producteurs reçoivent 16% de plus la livre de bleuets en comparaison aux provinces maritimes et dans le Maine. Des chiffres confirmés par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Entre 2010 et 2014, le prix moyen au kilo a été 1,85$ au Québec comparativement à 1,50$ au Nouveau-Brunswick.

Jean-Pierre Senneville a rappelé que jamais son groupe n'a refusé d'acheter des bleuets à des producteurs au cours des années.

Il rappelle que son groupe comme producteur de bleuet cotise pour 65% du budget du syndicat. Au cours des huit dernières années BSQ a redonné 3,4 M$ au syndicat sur les 5,2 M$ cotisés par l'ensemble des 450 membres.

Par ailleurs, le producteur Daniel Gobeil, qui critique depuis plusieurs années le fonctionnement de l'industrie du bleuet, a fait part longuement de ses observations aux régisseurs.

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