Quinze mois pour avoir foncé dans la pharmacie

Pierre Blackburn a pris le chemin de la prison, vendredi. Le juge Jean Hudon,... (123RF)

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Pierre Blackburn a pris le chemin de la prison, vendredi. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, n'a pas écouté les recommandations des avocats de la Couronne et de la défense et a condamné Blackburn à être détenu pendant 15 mois.

Le 16 septembre 2014, l'homme de 55 ans avait volontairement foncé dans la pharmacie de L'Anse-Saint-Jean avec sa voiture. La veille, Blackburn s'était vu refuser une prescription de méthadone, qu'il devait renouveler deux jours plus tard.

Personne n'avait été blessé, mais les dommages causés à la bâtisse étaient évalués à 25 000$.

En novembre 2015, l'homme avait plaidé coupable à des accusations de méfait et de conduite dangereuse. Une enquête présentencielle a également eu lieu.

Me Jean-Claude Ouellet, qui représentait Pierre Blackburn, avait demandé une peine d'emprisonnement de 18 mois à purger dans la collectivité. Selon lui, son client représentait peu de chance de récidives. La Couronne, quant à elle, réclamait une peine de deux ans moins un jour en prison. Selon Me Jean-Sébastien Lebel, la peine devait être exemplaire et dissuasive. De plus, Me Lebel estimait que la nature violente des gestes posés excluait la possibilité de l'emprisonnement dans la collectivité.

Pour rendre sa décision, le juge Jean Hudon a pris en compte plusieurs facteurs. Il a admis que Blackburn avait respecté à la lettre les conditions sévères de sa remise en liberté, ce qui jouait en sa faveur.

Toutefois, comme facteur aggravant, le juge a mentionné que l'homme ne réalisait toujours pas la gravité des gestes posés. Par ailleurs, il a ajouté qu'il s'agissait d'un geste prémédité, puisque le refus qui avait mis Pierre Blackburn en colère s'était produit la veille et que l'homme était totalement sobre au moment de l'évènement. Comme ce n'était pas la première fois que Pierre Blackburn demandait sa prescription avec agressivité, le juge a cru qu'il y avait un risque de récidive important.

L'homme aura également une interdiction de conduire pour les deux ans suivant sa remise en liberté.

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