L'entente « temporaire » s'éternise

Ce sont les pompiers d'Alma qui interviennent sur... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Ce sont les pompiers d'Alma qui interviennent sur la route 175, dans la Réserve faunique des Laurentides.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'incendie d'un camion-citerne a forcé la fermeture de la route 175, dans la nuit de mercredi à jeudi. L'incident, qui n'a fait aucun blessé, est survenu au kilomètre 146, au nord de l'Étape, en direction de Québec. Même si les casernes de Saguenay se trouvent plus près des lieux, ce sont une fois de plus les pompiers d'Alma qui ont dû se déplacer.

Saguenay, rappelons-le, a toujours préféré s'en tenir à son territoire pour conserver ses effectifs dans la ville en cas de drame. Pour assurer la sécurité de la route 175, le gouvernement a donc conclu une entente «temporaire» avec les pompiers d'Alma, en attendant d'en arriver à un compromis avec Saguenay. Mais tout porte à croire que cette entente, signée il y a déjà quelques années, se transforme en situation permanente.

«On disait que c'était une entente temporaire, mais en effet, on dirait qu'elle devient permanente. Et ce n'est pas très efficace, car on arrive toujours trop tard sur les lieux. Mais à l'heure actuelle, aucune information ne laisse croire que ça pourrait changer», répond Bernard Dallaire, directeur au Service de la prévention des incendies d'Alma.

Le service jeannois dessert de bonne foi ce secteur depuis 2011. Saguenay et le ministère de la Sécurité publique ont entrepris des négociations, mais les deux parties n'en seraient jamais venues à une entente.

«Il y a eu des négociations. Des offres ont été proposées de part et d'autre. Nous n'avons pas eu de retour sur notre dernière offre. Et ça remonte à longtemps. Nous pouvons dire que c'est en quelque sorte sur la glace», confirme Jeannot Allard, responsable des communications à Saguenay.

Est-ce qu'Alma pourrait arrêter de desservir la route 175? Pas du jour au lendemain, assure M. Dallaire, espérant toutefois une ouverture sur le plan politique.

«On ne prendra pas les gens en otage. C'est important de couvrir ces secteurs, même si ce n'est pas notre territoire municipal, car les gens qui empruntent ces routes contribuent à l'essor de nos milieux. Si on est obligé de fermer la route pendant des heures, car aucun service en incendie ne peut se déplacer, ça va nuire au transport commercial, donc à nos milieux», donne en exemple M. Dallaire.

Le gouvernement, précisons-le, verse des compensations financières au service almatois lorsqu'il intervient.

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