Jusqu'à 135 postes seront abolis

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Martine Couture, présidente-directrice générale du CIUSSS, affirme que son organisation souhaite minimiser les impacts sur les services aux usagers.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) pourrait abolir jusqu'à 135 postes à temps complet au cours de l'année pour faire face aux nouvelles compressions de 15 millions$.

Au lendemain de l'adoption du budget 2016-2017 de 786 millions$, l'organisation a levé le voile sur quelques mesures qui seront mises en place pour arriver à l'équilibre budgétaire. Une centaine de projets d'optimisation ont été élaborés, dont certains nécessiteront une réorganisation du travail, le déplacement ou la fusion de services. Et selon les premières estimations, le déploiement de ces mesures se traduira par la perte de 135 postes.

Le CIUSSS confirmera la semaine prochaine les départements et les services touchés, après avoir rencontré les instances syndicales et les différents cadres.

«Nous avons cherché à limiter le plus possible l'impact des mesures sur nos employés. Le plan envisagé est d'en atténuer une partie à travers les postes vacants, les départs à la retraite et la réaffectation du personnel. Les employés qui ont un poste et qui seront touchés conserveront un lien d'emploi et toutes les dispositions visant la réduction des dépenses seront mises en oeuvre dans le respect des individus, des règles et des conventions collectives», a assuré Martine Couture, présidente-directrice générale du CIUSSS.

Parmi les projets d'optimisation, l'organisation compte épargner en regroupant davantage des achats et en uniformisant des pratiques et des tarifs dans les services, notamment pour les stationnements et les repas en cafétéria. La centralisation des laboratoires médicaux, avec la mise en place d'Optilab, devrait également permettre au CIUSSS d'économiser.

Depuis 2010, le réseau régional a subi des coupes de plusieurs dizaines de millions$. Alors que plusieurs syndicats affirment que la qualité des services est déjà compromise dans plusieurs départements, Mme Couture estime que l'organisation est au contraire toujours en mesure d'offrir des soins de qualité.

«Nous devons faire des économies tout en assurant les services, car nos décisions concernent aussi l'organisation des services aux usagers. C'est en ce sens que le principe phare qui a guidé nos choix est qu'une mesure financière est bonne si elle est une bonne mesure clinique», a insisté Mme Couture.

Une réponse qui ne satisfait pas les organisations syndicales du milieu de la santé, qui digèrent mal les nouvelles compressions. Le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ) et le Syndicat des employés de bureau, des techniciens et des professionnels de l'administration du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SEBTPA-CSQ) exigent d'ailleurs l'intervention des députés de la région.

«Au cours des six dernières années, nous avons dû encaisser pas moins de 68 millions$ en compressions. Ce n'est pas rien! Avec la nouvelle annonce, nous allons atteindre un montant de 83 millions. C'est tellement gros que ça nous apparaît irréel, mais c'est malheureusement la commande politique imposée par un gouvernement et un ministre de la Santé qui se fichent éperdument des conséquences qu'ont leurs décisions sur la vie des gens», a dénoncé Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ-CSQ.

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