Retrouvailles de la première édition des Voyageurs de 1983

La présidente des Voyageurs, Audrey Tremblay, de même... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Agrandir

La présidente des Voyageurs, Audrey Tremblay, de même que Jean Morais, Fabien Tremblay, Serge Gagnon et Jean-Marc Girard, organisent les retrouvailles de la première édition de 1983, le 16 juillet, en marge d'un programme double face aux Aigles de Trois-Rivières.

Photo Le Quotidien, Michel Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les joueurs et membres du personnel de la première édition des Voyageurs se souviendront d'un été mémorable en 1983, le 16 juillet. Pour la première fois, ils tiendront des retrouvailles, en plus d'être honorés au Stade Richard-Desmeules en marge du programme double de l'édition actuelle face aux Aigles de Trois-Rivières.

«C'est ma plus belle saison, tous sports confondus», lance Serge Gagnon lors d'une rencontre avec d'autres coéquipiers lundi... où les souvenirs n'ont pas manqué sur cette année magique.

La première saison des Jonquiérois au sein de la Ligue de baseball junior majeur élite du Québec a été bien au-delà des attentes. Le camp d'entraînement avait attiré 126 joueurs régionaux. Lors du premier match de leur histoire, à Charlesbourg, les régionaux l'avaient emporté 4-2 et n'avaient pas dérougi par la suite, en route vers la double couronne du championnat de la saison et des séries.

«Le reste de la ligue a rapidement vu qu'on n'était pas des deux de pique», annonce fièrement Fabien Tremblay. Au départ, on voulait juste bien figurer et ne pas trop se faire ramasser.»

«On savait que dans la région, il y avait du talent, mais on ne s'était jamais mesuré au reste de la ligue. On ne savait pas trop où on s'en allait», admet Serge Gagnon qui, comme ses anciens coéquipiers, se souvient très bien du match qui a permis de mettre la main sur le championnat de la saison, devant un Stade Richard-Desmeules surpeuplé.

L'idée des retrouvailles a germé après la journée de l'ouverture officielle de l'édition actuelle, le mois dernier. Jean-Marc Girard a publié une photo de l'époque sur Facebook, ce qui a fait boule de neige. Sur 20 joueurs réguliers, 16 ont confirmé leur présence. Les autres seront au même moment en voyage et le dernier, Michel Jacques, est décédé subitement il y a une dizaine d'années. Des membres du bureau de direction seront également de la partie, dont le président de l'époque, Daniel Giguère, le gérant André Desmeules et l'entraîneur Carol Bégin.

Pour donner une idée du désir de tous se revoir, les joueurs ont accepté de se cotiser pour défrayer le coût du billet d'avion d'Éric Larouche, qui est enseignant en Alberta. «Il y a des gars que ça fait 33 ans qu'on n'a pas vus», laissent-ils tous tomber pour exprimer leur hâte au 16 juillet, notant que plusieurs demeurent maintenant à l'extérieur de la région.

«C'est sur qu'il y a plein d'anecdotes qui vont revenir le soir du souper. Ça va être fou raide», ajoute Serge Gagnon, se rappelant au passage quelques retours incroyables, dont une victoire à domicile alors que les Voyageurs tiraient de l'arrière 11-4 pour finalement l'emporter 12-11. Pour couronner le tout, Dame nature avait également été très collaboratrice. «C'était un été comme ça», laisse-t-il tomber.

Une chimie incroyable

Tous les joueurs de l'édition 1983 retiennent une chose de cet été magique: la chimie au sein de l'équipe. «C'était plein de joueurs de partout qui, pour la plupart, ne se connaissaient pas et ç'a fait une chimie que je n'ai jamais revue», annonce Serge Gagnon.

«Tous les égos ont été mis de côté», reprend Fabien Tremblay, qui, comme d'autres, vivait une rivalité avec certains l'hiver au hockey.

«Gagner ç'a aidé, mais l'esprit de corps a fait la différence», estime Jean-Marc Girard, se rappelant qu'il voulait vraiment faire partie de cette première édition. «Je n'ai pas dormi de la nuit quand j'ai su que je faisais l'équipe», avoue-t-il sous le regard approbateur de ses anciens coéquipiers

«On est les précurseurs à quelque part. On a tracé la ligne», annonce fièrement Fabien Tremblay, admettant en riant qu'ils n'étaient pas toujours faciles à diriger et à tenir en dehors des terrains de baseball.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer