Direction Hawaï pour 80 militaires

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Quatre-vingts membres de la 2e Escadre ont pris la direction d'Hawaï, mardi matin, pour participer au plus important déploiement maritime international au monde.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Quatre-vingts membres de la 2e Escadre ont pris la direction d'Hawaï, mardi matin, pour participer au plus important déploiement maritime international au monde. Ils vont préparer le terrain afin d'accueillir 550 membres de l'Aviation royale canadienne qui se joindront à 25 000 militaires provenant de 27 pays pour tenir un exercice d'aide humanitaire, de combat naval, de chasse aux sous-marins et de combats aériens entre l'archipel du Pacifique et la côte californienne.

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Le colonel Luc Boucher est persuadé que ses hommes sauront fournir un environnement adéquat aux 550 membres de l'Aviation royale canadienne qui seront déployés dans le Pacifique du 30 juin au 5 août.

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Rim of the Pacific (RIMPAC) se tient aux deux ans et ce serait difficile de demander plus, en raison de l'importante logistique qu'elle requiert.

Comme l'explique le commandant de la 2e Escadre, le colonel Luc Boucher, les membres de son équipe sont toujours les premiers partis et les derniers revenus, car leur tâche est de s'assurer que tout sera prêt lorsqu'arriveront, à la fin du mois, les pilotes de CF-18 de Bagotville et de Cold Lake, les avions de patrouille maritime Aurora de Greenwood et de Comox, et les ravitailleurs Hercules C-130 de Trenton, auxquels se joindra le personnel de soutien. Des hélicoptères provenant de la 1re Escadre de Kingston participeront aussi à l'exercice qui doit se terminer le 5 août, mais à partir du continent, sur la base de San Diego.

Les trois éléments

RIMPAC 2016 mettra à l'épreuve les trois éléments des armées de 27 pays, et pour le Canada, ce sont 1500 militaires qui seront présents. Notre pays participe à l'exercice biennal RIMPAC depuis 1971, mais le contingent aérien canadien sera cette année le plus imposant à avoir été déployé. L'exercice commencera par un scénario d'aide humanitaire. Les militaires investiront l'archipel comme s'il s'y était produit une catastrophe naturelle, afin d'y porter assistance.

Graduellement, les manoeuvres militaires de défense et d'attaque mettant en scène des aéronefs et les forces navales prendront le dessus.

Pourquoi Hawaï? «Parce que c'est la plus grosse base aéronavale américaine de la force du Pacifique», explique le colonel Boucher, ajoutant que mettre en scène 25 000 militaires équipés de 45 navires, cinq sous-marins et plus de 200 aéronefs demande un effort logistique énorme.

Installations

Avant de quitter Bagotville, l'équipe de la 2e Escadre a planifié la construction d'un campement qui accueillera les membres de l'Aviation royale canadienne chargés de supporter les pilotes canadiens. «Nous leurs offrons du clé en main», précise le colonel Boucher. En plus des 250 militaires stationnés à Bagotville, la 2e Escadre comprend également des ingénieurs à la 4e Escadre de Cold Lake et des spécialistes des communications à Trenton.

Avant, tout ce travail d'infrastructure était improvisé par des équipes de chaque base militaire.

Depuis qu'il relève de la 2e Escadre, explique le colonel Boucher, on a pu développer un savoir-faire qui rend les déploiements beaucoup plus efficaces. «On évite la perte de temps et des ressources et ça facilite les opérations aériennes», conclut le colonel Boucher.

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Cet enfant ne pouvait se résoudre à laisser partir son père pour les deux prochains mois. Une scène qu'on a vue souvent, mardi matin à Bagotville.

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Le petit Connor est prêt à prendre soin de sa maman Tiffany et de ses petits frère et soeur pendant que son papa Justin sera déployé dans le Pacifique.

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Pas facile de laisser la famille

Il y avait beaucoup d'enfants le coeur gros, mardi matin, au hangar 2 de la Base de Bagotville. Pendus au cou de leur père ou de leur mère, ils ne voulaient pas les lâcher en les voyant partir pour deux mois.

Bien droit à côté de ses parents, le petit Connor était bien fier du capitaine Justin Allan et du caporal Tiffany Allan, tous deux membres de la 2e Escadre. Mais il avouait bien candidement trouver difficile l'idée de passer la période de l'année où il a le plus de temps à passer avec son père, les vacances d'été, sans lui.

«Qu'est-ce que tu vas faire Connor?», lui a-t-on demandé. «Je vais passer du temps avec ma mère et l'aider à prendre de soin de ma petite soeur (2 ans et demi) et de mon petit frère (11 mois).»

Elle-même commis à la 2e Escadre, Tiffany accepte la contrainte et sait que son employeur sera compréhensif alors qu'elle devra jouer le rôle du père et de la mère pendant les deux prochains mois.

Le capitaine Allan, officier d'opérations et entraînement, en est bien conscient, mais c'est une contrainte qu'a acceptée le couple originaire de Campbellton (N.B.) en endossant l'uniforme. Ce n'est d'ailleurs pas son premier, ni son dernier départ, lui dont la mission est de veiller au bon déroulement de l'aménagement du camp qui accueillera les 550 militaires canadiens participants à RIMPAC.

Un départ pour Hawaï est évidemment moins pénible que vers l'Irak ou l'Afghanistan. Il y a un stress de moins, celui de risquer de ne pas revenir. Mais pour le capitaine Allen, celui de devoir laisser la famille reste entier. Il sait qu'il en demande beaucoup à son épouse et aussi à son aîné, et que lui-même souffrira de leur absence. «Ça fait partie de la job», répète-t-il.

Pour le reste, la tâche est aussi difficile. Que ce soit un exercice ou une mission de combat, le camp devra être nickel quand les militaires, marins, soldats de terre ou pilotes arriveront dans leurs quartiers pour se joindre à l'exercice. Car rien ne doit être laissé au hasard.

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