Hausse de 4% des signalements

Sonia Boivin, directrice de la Protection de la... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Sonia Boivin, directrice de la Protection de la jeunesse du CIUSSS, Judith Cantin, directrice de la maison Halte secours, Sébastien Ouellet, directeur général du service Le Cran pour hommes, et Lise Gauthier, directrice adjointe programme jeunesse au CIUSSS, étaient réunis en conférence de presse pour dresser le bilan de la DPJ.

Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Le nombre de signalements d'enfants a augmenté, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en 2015-2016. Les intervenants à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ont reçu 5036 dénonciations, ce qui représente un bond de près de 4% comparativement à l'année précédente. Une hausse quatre fois plus élevée que la moyenne provinciale.

De ces signalements, 1466 ont été retenus. Les dénonciations concernant la négligence et les risques de négligence demeurent les plus élevés avec 45% des signalements. Les abus ou les risques d'abus représentent quant à eux 27,5% des plaintes.

«Le nombre de signalements est influencé par une foule de facteurs. Mais avoir davantage de signalements n'est pas une mauvaise chose en soi. Les gens dénoncent plus qu'avant. On peut penser que nos efforts pour sensibiliser les gens à signaler ont porté leurs fruits», constate Sonia Boivin, directrice de la Protection de la jeunesse, qui ne pouvait pointer une raison spécifique pour expliquer cette hausse.

Les signalements pour mauvais traitements psychologiques représentent 12% des cas. Mais c'est sur ce type de violence que la direction régionale a décidé de sensibiliser la population dans son dernier bilan annuel. Un «mal silencieux» qui peut faire bien des dommages chez les enfants.

«L'enfant victime de mauvais traitements perçoit qu'il est mauvais, ne vaut rien, n'est pas aimé, n'est pas désiré, qu'il peut être en danger, en plus de se croire la cause de tous les problèmes de sa famille», décrit Mme Boivin.

Les mauvais traitements psychologiques se manifestent dans les familles sans égard aux classes sociales, à la scolarisation, ou aux types de familles. Et la lutte à ce mal est l'affaire de tous les citoyens, croit la direction de la Protection de la jeunesse, invitant la population à signaler tous mauvais traitements. Les organismes venant en aide aux femmes et aux hommes en difficultés étaient d'ailleurs présents à la conférence de presse dressant le bilan de la DPJ pour démontrer le soutien face à cette lutte.

«Chaque parole, chaque geste peuvent laisser chez l'enfant une blessure, une empreinte comme les traces laissées sur une feuille qu'on froisse. Notre responsabilité est d'agir ensemble pour garder cette feuille intacte, afin que chaque enfant puisse y dessiner une image de lui-même en couleurs et en lumières. Une image qui lui permettra de garder espoir et de marcher la tête haute vers l'avenir», image Sonia Boivin.

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