Pierre Lavoie laissera la critique derrière lui

Pierre Lavoie a encaissé la critique depuis un... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Pierre Lavoie a encaissé la critique depuis un mois, mais est convaincu qu'il en est plus fort maintenant.

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«Ce que j'ai aimé le plus dans ce que j'ai vu et entendu depuis un mois, c'est la solidarité des gens de la région. Les citoyens m'ont défendu, car eux connaissent mon histoire et ils savent que j'aime profondément ma région. Ils savent que je fais 100 000 kilomètres par année dans ma voiture, que je traverse le parc 150 fois dans des conditions difficiles et que je le fais parce que je veux rester chez moi. Tout ça, c'est ma plus belle récompense.»

Pierre Lavoie ne se fera pas prier pour avaler des centaines et des centaines de kilomètres de bitume. Il sait qu'il va souffrir à quelques reprises. Malgré tout, le triathlonien enfourchera son vélo avec un grand plaisir pour la huitième édition du Grand défi Pierre Lavoie (GDPL). Il laissera la vague de critiques derrière lui pour quelques jours.

Dans moins de 48 heures, plus de 1000 cyclistes de tout le Québec envahiront les routes de la province pour le 1000 km du GDPL, dont l'apogée se vivra avec une arrivée au Stade olympique de Montréal, dimanche.

Pierre Lavoie ne se cache pas pour dire que son organisation a été malmenée. Plusieurs personnes ont émis certains doutes sur l'organisation et sur son manque de transparence.

«Je suis un gars habitué à la critique. Il y en a eu lorsque le dépistage des maladies orphelines a été lancé. J'en ai eu comme triathlonien, car je gagnais et je dérangeais. Et j'en ai avec les cubes énergies et notre organisation du GDPL. Je les accepte lorsqu'elles sont respectueuses», note Pierre Lavoie, lors d'un entretien avec Le Quotidien.

«Les récentes critiques ont été difficiles, mais elles n'étaient pas inattendues. Après huit ans et avec le succès que nous obtenons, il fallait s'attendre à être critiqué, à ce que l'on nous trouve des défauts. On a pris note de ces critiques. Nous allons être plus transparents. Ça va nous permettre de nous améliorer», précise-t-il.

Malgré le fait que l'organisation ait été écorchée, Pierre Lavoie n'a pas l'intention d'abandonner le navire pour autant. Bien au contraire.

Et il ne croit pas non plus que tout ce qu'il fait faire aux jeunes soit une arnaque. Si cela avait été le cas, les parents n'embarqueraient pas autant qu'ils le font.

«Je ne baisserai pas les bras et personne ne va le faire malgré l'adversité. Les gens sont toujours au rendez-vous. Il s'est fait plus de 105 millions de cubes énergies (63 pour cent ont été réalisés par les parents), les cyclistes seront du départ du 1000 km, sans oublier les 7000 cyclistes de la Boucle et les 5000 jeunes qui seront au Stade olympique pour la Grande récompense.»

«Il n'est donc pas question d'arrêter le mouvement. Un jour, il y aura une finalité, mais pour cela il faudra avoir atteint le point de bascule, constater que la norme sociale a changé et qu'elle aura poussé la population vers le changement», conclut-il.

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