Pas de carnage, mais la prison

Me Julien Boulianne... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Me Julien Boulianne

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Saguenéen Jérôme Racine renonce à son enquête de remise en liberté et demande plutôt la tenue d'un procès. Il y aura droit le 13 juillet.

L'individu d'une trentaine d'années est revenu au Palais de justice de Chicoutimi, lundi matin. Il a été arrêté vendredi dernier après avoir fait des menaces aux employés du Centre local d'emploi (CLE) de Jonquière. Racine les a avisés qu'il était pour faire un carnage à la mitraillette. Il aurait eu de la difficulté à obtenir des prestations d'aide sociale.

Les employés ont communiqué immédiatement avec la centrale de la Sécurité publique de Saguenay. Les agents ont eu le temps d'intercepter Jérôme Racine avant qu'il ne quitte son logement.

Devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, Me Julien Boulianne, qui représente les intérêts de l'accusé, a avisé le tribunal qu'il abandonnait l'idée d'une enquête caution et préférait tenir le procès pour menaces de mort le plus rapidement possible. En attendant, Racine passera le prochain mois sous les verrous.

«Mon client se trouve sous une certaine forme d'itinérance et nous trouvions qu'il était plus difficile de le faire remettre en liberté que de le fixer immédiatement à procès», note le criminaliste.

«Il y aura deux dossiers à faire entendre, un pour les menaces et un autre pour les bris d'engagement. Mais nous considérons que c'était beaucoup plus un écart de langage de quelqu'un en colère et qui manifestait de la frustration qu'une intention d'être pris au sérieux», note Me Boulianne.

Il faut savoir que Racine n'en est pas à ses premiers démêlés avec les forces de l'ordre et la justice depuis les sept ou huit derniers mois.

En septembre 2015, il avait été arrêté entre les murs du Cégep de Jonquière après s'être montré menaçant en pointant un couteau de précision (Exacto) à des gens.

Il avait aussi été intercepté en mars dernier après s'être présenté sur les terrains de l'Université du Québec à Chicoutimi. Il a été accusé de tapage, de menaces, de voies de fait causant des lésions à un agent de sécurité, de méfait et de bris de condition.

Jérôme Racine venait de reprendre sa liberté lorsqu'il a menacé les employés du CLE de Jonquière.

«De façon générale, c'est quelqu'un qui a des écarts de langage, qui manifeste en parlant fort. Mais il n'y a pas de passage à l'acte réel», note Me Boulianne.

L'accusé, qui souffre de problèmes de santé mentale, a déjà été déclaré non responsable de ses actes. «Je n'ai pas pensé à demander un examen psychiatrique, car j'ai une bonne communication avec mon client, qui peut m'expliquer ce qui s'est passé», a conclu le criminaliste.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer