Punir les maîtres plutôt que l'animal

Pitbull... (Archives Le Quotidien)

Agrandir

Pitbull

Archives Le Quotidien

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Desbiens met fin à son projet de règlement visant à bannir les pitbulls de son territoire. La municipalité adoptera cependant un règlement sévère envers les propriétaires de chiens de certaines races.

Le maire de Desbiens, Nicolas Martel.... (Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens) - image 1.0

Agrandir

Le maire de Desbiens, Nicolas Martel.

Archives Le Quotidien, Gimmy Desbiens

À partir du mois d'août, les doberman, malamute, berger allemand, pitbull, husky, rottweiller et quelques autres races devront porter une muselière en tout temps lorsqu'ils se trouvent à l'extérieur de leur enclos. Car la ville exigera également que les propriétaires de ces chiens installent un enclos couvert sur leur terrain pour loger le chien lorsqu'il se trouve dehors. Les fautifs recevront une amende de 2000$ et le chien sera immédiatement expulsé de la municipalité. Les élus comptent également poursuivre les propriétaires pour négligence envers les citoyens de Desbiens.

«On a décidé de ne plus discriminer une race, soit le pitbull. Et plutôt que de les bannir, on va punir les propriétaires. C'est ce que les gens voulaient. On n'arrête pas d'entendre dire qu'il n'y a pas de mauvais chiens, que de mauvais maîtres! Notre règlement vise en plein ça. Et lorsque le chien sera expulsé, on va inviter le citoyen à le suivre», prévient le maire Nicolas Martel.

Sur le territoire desbienois, quelques incidents impliquant des chiens sont survenus au cours des dernières années. Selon les chiffres de la municipalité, trois pitbulls vivent à Desbiens. Des plaintes contre les propriétaires de ces chiens ont d'ailleurs été envoyées aux élus.

«On a déjà des problèmes avec certains chiens. Le règlement devrait entrer en vigueur en août, après son adoption officielle. On pourra sanctionner à partir de cette date», annonce le maire.

C'est après avoir consulté des experts, dont des vétérinaires, que les élus de Desbiens ont décidé d'élargir le règlement à plusieurs autres types de chiens. Une dizaine de races sont visées et elles devraient être dévoilées en conférence de presse la semaine prochaine.

Aller vers l'éleveur

Aucune race n'est à l'abri de développer de mauvais comportements reliés aux problèmes génétiques ou à une mauvaise éducation. Mais certaines races sont plus susceptibles que d'autres.

Dire que le pitbull et le husky font partie des races plus susceptibles d'avoir des maladies mentales comme la prédation provoque la colère des propriétaires. Pourquoi? Parce que l'image-miroir fait partie des raisons d'avoir un chien et ils se sentent directement attaqués. De plus, la maladie mentale chez le chien est un sujet tabou. Par manque de ressources ou de connaissance, on évite souvent d'aborder le sujet.

La solution, pour remédier à certaines maladies mentales qui font que notre animal est plus dur à gérer, est d'aller vers les éleveurs qui se soucient de la génétique de leurs bêtes, et ce, pour toutes les races. En achetant un pitbull, ou toutes autres races, ailleurs que chez un éleveur, on a plus de chances de voir apparaître un problème de comportement à un moment plus ou moins précis dans la vie du chien, selon son éducation et son environnement.

En gros, il faudrait contrôler la génétique en laissant cette tâche aux éleveurs.

On ne veut pas voir disparaître une race, on veut la protéger et la garder en bonne santé. Un chien équilibré et en santé s'élève pratiquement tout seul!

Mélissa Viau

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer