Les policiers prêts à sévir

Les automobilistes qui fument en présence d'un mineur... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Les automobilistes qui fument en présence d'un mineur de moins de 16 ans s'exposent à une amende de 360$, incluant les frais.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les automobilistes qui fument en présence d'un enfant sont maintenant dans la mire des policiers de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

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Les policiers de Saguenay appliquent cette disposition depuis mardi, confirme Bruno Cormier, porte-parole de la SPS.

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Les patrouilleurs appliquent depuis mardi cette nouvelle disposition de la Loi concernant la lutte contre le tabagisme. Les fautifs s'exposent à une amende de 360$, incluant les frais, ce qui en fait l'une des amendes les plus salées pour un acte de même envergure.

«La loi est entrée en vigueur le 26 mai dernier, mais elle est appliquée depuis mardi. Les policiers peuvent donc intercepter un véhicule s'ils soupçonnent que le conducteur fume en présence d'un mineur âgé de moins de 16 ans», confirme le porte-parole de la SPS, Bruno Cormier.

Le délai entre l'application et l'entrée en vigueur était nécessaire pour permettre aux policiers d'adapter leur équipement et de bien comprendre la loi.

«Nos systèmes de billetteries électroniques ont été modifiés. Il fallait inclure cette nouvelle infraction dans nos systèmes. On voulait également aviser l'ensemble de nos membres de la procédure et aussi permettre à la population de comprendre cette loi», ajoute M. Cormier.

C'est la première fois que les policiers peuvent donner une contravention en vertu de la Loi concernant la lutte contre le tabagisme.

En ce qui concerne l'autre nouvelle disposition, soit l'interdiction de fumer sur les terrasses, ce sont les inspecteurs du gouvernement qui sévissent. Les policiers ne peuvent pas donner de contraventions pour cette infraction.

Pour prendre l'automobiliste fautif, les patrouilleurs fonctionnent de la même manière que le cellulaire au volant. Après avoir aperçu une cigarette ou le cellulaire entre les mains du conducteur, les policiers peuvent intercepter la voiture.

Même si le conducteur réussit à se débarrasser de son téléphone ou de sa cigarette, le policier remet une contravention basée sur ce qu'il a vu avant l'interception. Mais contrairement au cellulaire, l'odeur du tabac peut trahir le conducteur fautif.

Il n'y a cependant pas de points d'inaptitudes prescrits pour cette infraction, alors que la mauvaise utilisation du téléphone prévoit quatre points.

Dans le cas d'une contestation, c'est la parole de l'agent contre celle de l'automobiliste.

Au moment de mettre sous presse, les policiers de Saguenay n'avaient toujours pas donné de contravention pour un tel délit.

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