Crise dans les médias: la FNC demande l'intervention de l'État

Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale... (Le Soleil, Pascal Ratthé)

Agrandir

Pascale St-Onge, secrétaire générale de la Fédération nationale des communications-CSN

Le Soleil, Pascal Ratthé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Normand Boivin
Le Quotidien

La Fédération nationale des communications (CSN), qui représente la majorité des journalistes syndiqués du Québec et compte aussi des membres en Ontario et au Nouveau-Brunswick, demande à l'État de soutenir la presse écrite pendant la crise générée par la concurrence d'Internet.

Cette mesure qui se voudrait transitoire, le temps qu'on trouve des solutions à long terme, vise à pallier la fuite publicitaire vers les géants américains Google et Facebook qui engrangent les bénéfices sans produire eux-même le moindre contenu.

La FNC constate en effet que les compressions et les pertes d'emplois se multiplient partout au Québec depuis quelques années, comme ailleurs dans le monde. Selon l'Institut de la statistique du Québec, la presse écrite a perdu le tiers de ses effectifs en cinq ans, « et tant qu'un cadre fiscal et réglementaire ne viendra pas les protéger, je ne vois vraiment pas pourquoi la courbe s'inverserait», a lancé sa présidente, Pascale St-Onge.

Celle-ci admet que la migration des jeunes et moins jeunes vers Internet est irréversible, et que plutôt que de tenter de lutter contre le phénomène, il faut au moins baliser la transition numérique des salles de nouvelles «afin d'assurer la survie d'une information de qualité produite ici pour les gens d'ici».

À cette fin, la FNC a confié à la firme MCE Conseils le mandat d'identifier des moyens d'intervention pour soutenir le secteur dans son adaptation au nouvel environnement technologique et commercial.

Recommandations

D'ici là, la fédération propose la création d'un crédit d'impôt remboursable sur la masse salariale, inspiré de ce qui existe ailleurs, notamment dans la production cinématographique et télévisuelle.

Également, la FNC demande que Québec incite et contribue financièrement à l'adaptation des pratiques commerciales pour augmenter la capacité de mise en marché des producteurs de contenus d'information québécois.

«Aujourd'hui, les investissements québécois en matière de publicité sur les plateformes Internet et mobiles représentent près de 25 % des dépenses des annonceurs, et la presse écrite est le principal segment touché par l'érosion de ses parts de marché. C'est de l'argent directement versé aux États-Unis à des entreprises qui ne paient aucune taxe à la consommation au Québec», déplore Claude Dorion, directeur général de MCE Conseils.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer