La machine numéro 7 de Kénogami fermée

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L'usine Kénogami

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Le député de Jonquière et chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, somme le premier ministre Philippe Couillard de faire pression sur le gouvernement fédéral pour régler le litige sur la taxe à l'exportation de 18 % sur le papier surcalendré. Celle-ci a obligé Résolu à fermer la machine numéro 7 de Kénogami pour une période de 11 jours.

La nouvelle a été confirmée aux travailleurs, mardi matin, et a semé de l'inquiétude. Le député de Jonquière s'est entretenu en fin de journée avec le porte-parole de l'entreprise, Karl Blackburn, et ce dernier a justifié cette fermeture par la surtaxe de 18 % qui augmente les coûts de production à l'usine puisqu'il s'agit de papier exporté sur le marché américain.

« Il est temps que le premier ministre du Québec entre en contact avec Justin Trudeau pour que l'on trouve une solution au problème. Le gouvernement fédéral n'a pas encore mis sur pied le comité spécial qui devait analyser la décision américaine d'imposer cette surtaxe sur le papier produit dans les usines de Kénogami et Dolbeau-Mistassini », insiste le chef de l'opposition, visiblement inquiet de cette situation.

Demande évoquée

La demande de papier est également évoquée. L'usine de Kénogmai produit du papier SCA alors que celle de Dolbeau répond aux commandes pour le papier SCB. La demande dans le grade SCA est en ce moment moins forte sur les marchés et tout indique que Résolu a choisi de faire tourner ses machines du côté américain pour éviter la surtaxe.

Le président du syndicat Unifor de l'usine, Régis Duchesne, a de son côté expliqué que le marché SCA avait connu une baisse de 10 %, selon les propos des représentants de Résolu. L'entreprise a donc choisi, selon ce dernier, de maintenir les opérations de l'usine de Catawba pour éviter la surtaxe.

« On nous fait état de cette baisse du marché. En même temps, on se pose des questions sur l'effet de la perte de la certification FSC sur la diminution de la demande », affirme le leader syndical.

« Il s'agit d'une fermeture de 11 jours qui fait mal. Nous sommes en ce moment en processus de changement de main-d'oeuvre et ces arrêts obligent les travailleurs à prendre des vacances. Ce qui fait moins de travail pour les nouveaux. C'est aussi décevant puisque nous faisons des efforts considérables pour nous diversifier et obtenir le projet de filament cellulosique qui représente un investissement de 25 M $. Ce sont des éléments que l'on doit analyser », a conclu Régis Duchesne.

Contexte difficile

Malgré les questions sur la certification FSC, le leader syndical est conscient que la surtaxe de 18 % est difficile à contrer, et ce, malgré le bas prix de l'électricité à Kénogami.

Le département américain du commerce a imposé cette surtaxe après la relance de l'usine de papier de Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse (Port Hawkesbury Paper). Cette usine, la plus moderne au Canada, construite et fermée peu de temps après par la papetière finlandaise Stora, avec une machine à papier surcalendré de 400 pouces de large, a été relancée avec de généreuses subventions gouvernementales.

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