Atterrissage forcé d'un avion du CQFA

L'avion qui a dû atterrir d'urgence est un... (Photo tirée d'internet)

Agrandir

L'avion qui a dû atterrir d'urgence est un bimoteur Piper PA-31 Navajo semblable à celui-ci.

Photo tirée d'internet

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le remplissage des réservoirs d'un bimoteur Piper PA-31 Navajo avec le mauvais carburant est à l'origine d'un atterrissage d'urgence de l'appareil du Cégep de Chicoutimi survenu jeudi dernier à l'aéroport de Gaspé.

Il avait à son bord un enseignant et trois étudiants du Centre québécois de formation en aéronautique qui n'ont subi aucune blessure.

Le Piper s'est retrouvé à cet aéroport de la Gaspésie dans le cadre d'une formation sur la gestion des équipages. L'appareil a fait le plein de carburant à l'aéroport de Gaspé. C'est à cet endroit que le préposé au service du carburant a rempli les réservoirs avec du carburant de type Jet B destiné aux moteurs à turbine. Le Piper est équipé de deux moteurs à pistons turbocompressés, lesquels fonctionnent avec de l'essence 100LL, un carburant comme celui qu'utilisent les automobiles, mais avec un indice d'octane plus élevé.

« Un étudiant était aux commandes de l'avion et a fait les manoeuvres de décollage. L'appareil a monté d'une centaine de pieds et c'est à ce moment que les moteurs ont présenté des problèmes. Le professeur a réussi à reprendre les commandes pour monter à une altitude de 400 pieds avant de faire demi-tour pour revenir vers la piste », a expliqué Éric Émond, porte-parole du Cégep de Chicoutimi.

L'établissement d'enseignement évite de spéculer sur les causes exactes de cette panne de moteur. La compagnie d'assurance du collège mène son enquête et le Bureau de la sécurité des transports du Canada consigne pour sa part les informations sans tenir d'enquête officielle puisqu'il n'y a pas eu de blessé ou de victime lors de l'atterrissage forcé.

Sous enquête

Le responsable des communications à la municipalité de Gaspé, qui exploite l'aéroport, Jérôme Tardif, a indiqué au Quotidien que tout portait à croire que la cause de cet atterrissage d'urgence était le remplissage des réservoirs de l'appareil avec le mauvais type de carburant. Il a toutefois ajouté que les événements étaient toujours sous enquête afin d'en reconstituer le fil.

La municipalité confie à un sous-traitant les services d'approvisionnement en carburant des aéronefs. La manoeuvre soulève des questions puisque le type de carburant utilisé dans l'appareil est normalement inscrit juste autour du bouchon des réservoirs. De plus, les deux carburants sont de couleur et d'odeur différentes. Il semble donc que l'équipage n'a pas vérifié le carburant utilisé pour le remplissage avant de faire les manoeuvres de décollage, mais on ne sait pas s'il s'agit d'une procédure exigée par le cégep.

La fin de la session des étudiants en pilotage du Cégep de Chicoutimi ne sera pas retardée par cet incident puisque le centre possède deux appareils de ce type. Éric Émond a expliqué qu'un avion similaire a été loué auprès d'une entreprise privée de la région.

Une équipe de techniciens du centre se rendra au cours des prochains jours à l'aéroport de Gaspé pour évaluer l'état de l'appareil. Les dommages causés à l'avion atteindront facilement les 160 000 $ si les moteurs ne sont pas récupérables.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer