Décrochage scolaire: la France s'inspire du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Patrick Bloche, député de Paris, et Michel Perron,... (Photo Le Quotidien, Laura Lévesque)

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Patrick Bloche, député de Paris, et Michel Perron, fondateur du CRÉPAS.

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La France, qui fait la lutte au décrochage scolaire depuis 2015, vient s'inspirer au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Des députés français étaient de passage à Alma, lundi, pour en apprendre davantage sur le Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS) et sur le système d'éducation du Québec.

« La réputation du CRÉPAS a dépassé l'Atlantique. On était curieux de pouvoir venir ici et voir la manière dont on lutte contre le décrochage. C'est le problème numéro un en France. On veut trouver les moyens de raccrocher des élèves qui sont sortis du système sans formation. Nous venons au Québec pour apprendre le meilleur », exprime Patrick Bloche, député de Paris et président de la Commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale française. 

Les élus européens ont en effet remis l'éducation au centre de leurs priorités, en y réservant notamment le plus important budget de l'État. Un retour en force nécessaire, selon M. Bloche. 

« Il y a eu un creusement de la ségrégation scolaire, un creusement des inégalités scolaires. Alors que l'école devrait casser les déterminants sociaux et permettre de dépasser les inégalités sociales ou d'origine. Mais il n'en est rien. Du coup, nous avons décidé de prendre à bras le corps en votant une grande refondation de l'école publique. Et une refondation, c'est majeur. Ce n'est pas seulement une réforme », pointe le député de Paris, invité par Alexandre Cloutier à rencontrer les intervenants du CRÉPAS.

Il n'y a pas que cette organisation qui a inspiré la délégation française. Alors que la survie des commissions scolaires est continuellement remise en question au Québec, les élus français ont été impressionnés par ce système de gouvernance. « On a été très impressionnés par les commissions scolaires qui constituent des institutions qui n'existent pas en France, dont les responsables sont élus et qui bénéficient de ressources propres. Ça, c'est le genre d'organismes que nous trouvons très convaincant. Cette façon aussi qu'elles ont aussi de travailler en partenariat est impressionnante. Il y a également cette culture d'évaluation dans le système québécois que nous n'avons pas en France », énumère M. Bloche. 

CRÉPAS

Même si la région a considérablement augmenté son taux de diplomation, la lutte au décrochage scolaire est loin d'être terminée. Flanqué d'un nouveau budget, le CRÉPAS souhaite faire du Saguenay-Lac-Saint-Jean la première région éducative du Québec. 

« On veut être la première région à atteindre un taux de diplomation de 80 %. On est présentement à 79,1 % dans la région. On était à 66 % il y a une vingtaine d'années. On a avancé, mais il y a beaucoup encore à accomplir dans la région. D'où notre projet de devenir la première région éducative au Québec », précise Michel Perron, fondateur de l'organisation.

Pour y arriver, ce dernier souhaite mobiliser encore plus d'intervenants régionaux et améliorer les services auprès des jeunes garçons.

« Les filles ont atteint la cible de 80 %. Mais pas les garçons. Il faut donc améliorer notre service, notre aide. Il faut que notre slogan "Chaque jeune a besoin d'encouragement chaque jour" soit être encore plus présent dans la société régionale, dans les entreprises, chez les parents, auprès de toute personne capable de faire une différence dans le parcours d'un jeune », souhaite M. Perron.

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