Survie de Jonquière-Médic

Les élus de Jonquière au front

Les élus de l'arrondissement de Jonquière ont tenu... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Les élus de l'arrondissement de Jonquière ont tenu une assemblée extraordinaire vendredi pour adopter une résolution visant à maintenir le service de médecins à domicile Jonquière-Médic.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les élus de Jonquière se mobilisent pour sauver Jonquière-Médic. Lors d'une assemblée extraordinaire tenue vendredi au mont Jacob, les conseillers municipaux de l'arrondissement ont adopté une résolution à l'unanimité, laquelle demande au gouvernement de modifier le projet de Loi 20 pour que puisse être maintenu le service de médecins à domicile.

La rencontre a été convoquée à la demande de la conseillère du quartier #3, Sylvie Gaudreault, qui a senti qu'il y avait urgence d'agir. Le dossier de Jonquière-Médic était le seul point à l'ordre du jour de la rencontre de vendredi. Le président du conseil d'arrondissement, Carl Dufour, a rappelé que le service existe depuis 34 ans et a fait ses preuves.

« Ce n'est pas aux huit médecins de Jonquière-Médic de s'ajuster au ministère. C'est au ministère de s'ajuster aux 60 000 citoyens de l'arrondissement de Jonquière qui considèrent que Jonquière-Médic est un service essentiel », a-t-il tranché. Carl Dufour se demande où vont se diriger les quelque 11 000 patients vus par les médecins du service chaque année.

Les six conseillers jonquiérois présents à la table ont tous eu un mot à dire en faveur d'un service qu'ils considèrent comme un fleuron et un modèle dont plusieurs villes québécoises ont tenté de s'inspirer.

« Il y a 35 ans, c'était très avant-gardiste. La prévention, ça ne se calcule pas. L'existence de Jonquière-Médic permet à des gens d'être vus chez eux et ça permet d'éviter la propagation des virus. Maintenant, on risque d'avoir 11 000 personnes qui vont engorger les hôpitaux. On n'a rien à gagner collectivement si Jonquière-Médic disparaît », a fait valoir la conseillère de Shipshaw, Julie Dufour.

Son collègue Claude Tremblay estime que le premier ministre Couillard, lui-même un médecin, est l'un des mieux placés pour comprendre, mais qu'il « protège son ministre ».

« De l'argent, quand tu veux en trouver, tu en trouves. Surtout quand ça apporte des économies au système », a déclaré l'échevin de Kénogami.

Bataille

Les conseillers de Jonquière se disent prêts à aller au front pour la survie de Jonquière-Médic.

« On a tous une histoire avec Jonquière-Médic. C'est une oeuvre exceptionnelle qui nous tient à coeur », a pour sa part indiqué Sylvie Gaudreault. Elle a profité de cette tribune pour inviter la population à participer en grand nombre à une marche pour la survie du service de médecins à domicile mardi. Tous les élus de Jonquière y prendront part et revêtiront le blanc pour l'occasion. Le conseiller Réjean Hudon, qui est président de la Société de transport du Saguenay (STS), a rappelé qu'un service de navettes sera offert gratuitement pour mousser la participation populaire. La conseillère de Lac-Kénogami, Christine Boivin, a indiqué qu'elle irait manifester son appui à l'organisme en autobus, elle qui a eu recours à Jonquière-Médic à moult reprises alors qu'elle était mère monoparentale d'une petite fille. Carl Dufour et ses collègues ne croient pas que l'adoption d'une résolution représente un coup d'épée dans l'eau. Les élus demeurent convaincus qu'il est encore possible de faire bouger les choses et d'éviter la mort de Jonquière-Médic.

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