Les élus en ont marre

Roland Bélanger, Réjean Savinski, le maire Gilbert Savard,... (Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay)

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Roland Bélanger, Réjean Savinski, le maire Gilbert Savard, Doris Pruneau et Réjean Gagnon estiment que le comité de citoyens formé il y a quelques mois à Lamarche n'a pas légitimité pour parler au nom des habitants.

Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Les élus de Lamarche en ont assez du groupe de citoyens formé il y a quelques mois et qui critique les façons de faire du conseil. Le maire et quatre conseillers estiment que ce comité, présidé par Martine Gagnon, n'a pas la légitimité de parler au nom de la population.

Et 300 autres citoyens donnent raison au magistrat, dans une lettre contestant la crédibilité de ce comité.

Ce groupe, rappelons-le, a fait quelques sorties publiques des élus de Lamarche au cours des derniers mois. Ces derniers critiquent notamment le manque de transparence, l'absence d'écoute du conseil et le mauvais entretien de certains chemins de villégiature. Le comité est épaulé par un conseiller municipal, Jean-Luc Savinski, qui a maille à partir avec le maire et les autres conseillers.

Mais ces sorties publiques ont choqué bon nombre de citoyens. «Nous sommes en désaccord avec le dénigrement qu'ils (les gens du comité) font publiquement dans les journaux et en séance publique. Nous croyons fermement que la municipalité doit être respectée et que nos élus, que nous avons nommés, doivent avoir le seul pouvoir décisionnel à Lamarche», peut-on lire dans la lettre signée par plus de la moitié des habitants de Lamarche.

Quatre associations de villégiateurs sont également venues à la défense des élus par l'entremise d'une lettre d'appui. «Nous désirons vous informer que l'Association des propriétaires du Lac Miquet n'a rien à voir avec le comité», écrit cette association qui tenait à se distancier des propos tenus par l'une de ses membres.

Le maire Gilbert Savard a tenu à montrer ces lettres et la pétition au Progrès-Dimanche pour montrer que la population se range derrière le conseil. Il souhaite ainsi faire taire une fois pour toutes le comité de citoyens qui bénéficie d'une visibilité dans les médias écrits de la région.

«Il faut mettre les pendules à l'heure. Le groupe parle fort, mais il ne représente pas l'ensemble de la population. Ils sont peut-être une dizaine», soupire le maire. «Ils dénigrent la municipalité. Ils chialent sur tout et sur rien. Ça fait deux ans qu'on est en mode survie (depuis la fin de la mise sous tutelle). Je ne fais qu'éteindre des feux. Il faut que ça arrête», ajoute le maire.

Pour la conseillère Doris Pruneau, ce groupe nuit carrément au développement de la municipalité. «Avant qu'elle soit mise sous tutelle, Lamarche avait des airs de comédie burlesque. Les gens se chicanaient au conseil de ville. Moi et les autres conseillers on s'est impliqués pour changer les choses. On est tous des retraités. Mais là, on se demande dans quoi on s'est embarqué. Parce que le burlesque semble revenir et ça ralentit les affaires municipales», constate-t-elle.

«Ça vient aussi difficile d'obtenir des commandites dans nos événements. On est mal perçu», ajoute le conseiller Réjean Savinsky.

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