Des jeunes s'initient au mandarin

L'année scolaire se termine et ces jeunes étudiants,... (Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay)

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L'année scolaire se termine et ces jeunes étudiants, Raphaël Boivin, Thomas Bissonnette-Royer, Catherine Bergeron, Emmy Gagnon et Étienne Lévesque (absent), qui maîtrisent le français et l'anglais, pourront maintenant ajouter le mandarin à leur expérience personnelle sous la supervision de Tara Moon.

Photo Le Progrès-dimanche, Michel Tremblay

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Cinq élèves de l'école secondaire Odyssée-Lafontaine ont été initiés au mandarin, cette langue en provenance de la Chine. Les jeunes de 6e année du programme intensif ne pourront peut-être pas tenir une conversation soutenue et spécialisée, mais en ont appris assez pour pouvoir se débrouiller.

Les étudiants ont eu l'opportunité de compter sur une monitrice en langue cette année en provenance de la Colombie-Britannique. Tara Moon, dont la mère est Taïwanaise, qui a effectué un stage de neuf mois dans le cadre du programme Explore. Elle a choisi la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay (elle y était passée il y a deux ans) afin de transmettre ses connaissances de l'anglais en compagnie des enseignants Annie Houle, Léon Dufour (volet académique) et Jean-Jacques Reigneau (anglais intensif).

« Au départ, je voulais permettre aux jeunes de pousser plus loin leur anglais sur l'heure du dîner. Mais je n'ai eu aucune inscription. On m'a dit d'enseigner quelque chose de particulier, que l'apprentissage de l'allemand fonctionnait bien. C'est à ce moment que j'ai suggéré de donner une base de mandarin, mais en anglais. Et j'ai eu des inscriptions », souligne la jeune femme de 23 ans.

Raphaël Boivin, Thomas Bissonnette-Royer, Catherine Bergeron, Emmy Gagnon et Étienne Lévesque ont donc pris de leur temps pour apprendre les rudiments du mandarin. Cette langue compte 55 000 symboles, essentiels à la compréhension de ce dialecte chinois. « J'ai commencé par la base, les chiffres, les animaux et les fruits. Je leur ai montré la tonalité, car le même mot n'a pas la même signification selon la prononciation. Et ils ont pu mélanger les symboles afin de faire des phrases », ajoute l'enseignante.

« J'avais des élèves qui voulaient apprendre. Ils sont géniaux », raconte Tara.

Lors de la visite du Quotidien, les jeunes ont d'ailleurs échangé entre eux en mandarin. Leur conversation se déroulait avec une certaine facilité et ils ont échangé quelques mots d'usage. « Je suis venu pour le plaisir. Je ne savais pas à quoi m'attendre. Je me suis dit que si je n'aimais pas ça, j'avais juste à ne pas revenir », raconte Raphaël.

« Mais j'ai aimé. C'est très intéressant. Durant le cours, on se lançait des défis à savoir lequel pourrait prononcer le mot le plus rapidement ou celui qui réussissait à trouver la répons en en premier », ajoute-t-il.

Sa collègue Emmy, elle, regrettait d'avoir abandonné en milieu de saison.

« J'aurais dû continuer. Je suis revenue pour le dernier cours seulement. Mais j'ai appris », dit-elle.

Il va sans dire que l'apprentissage d'une autre langue, notamment le mandarin qui n'est pas très répandu au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ouvre de nouveaux horizons aux jeunes étudiants.

« Ça me donne le goût de me rendre en Chine un jour », reprend Raphaël.

Leur enseignante, Annie Houle, confirme l'importance de posséder une base de cette langue. De retour de la Chine il y a quelques jours, elle a expliqué avoir dû quitter un restaurant, car elle n'arrivait pas à lire le menu.

« Il n'y avait pas de symboles. Je ne pouvais commander à manger. Pourtant, ça avait l'air très bon », a-t-elle mentionné.

Thomas, lui, croit que cet apprentissage pourrait l'aider s'il était mal pris en Chine ou devant un Chinois.

« Ce fut aussi un moyen de pouvoir parler en anglais dans notre cours de mandarin », mentionne Thomas.

Si un voyage en Asie ne se dessine pas à court terme pour les étudiants, ceux-ci s'amusent tout de même à reconnaître certains symboles dans des jeux vidéos.

« Dans certaines publicités de jeux vidéos, il y a des symboles chinois. Je peux mieux comprendre ce qu'ils signifient », indique Catherine, qui a appris les symboles de 21 animaux en seulement 10 minutes.

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