La CSD entreprendra des poursuites

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Le trésorier de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) Serge Tremblay

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La Commission des relations du travail (CRT) a accepté la demande de changement d'accréditation de 35 employés de trois garages de la région qui quittent la CSD pour la FTQ. Ces employés devront faire face à des poursuites judiciaires de leur syndicat qui entend les obliger à respecter leurs engagements financiers liés au remboursement de la dette contractée lors du lock-out.

La CRT a rendu sa décision le 30 mai. Elle a reconnu la validité de la demande d'accréditation présentée par l'Union des opérateurs et des employés de service du Québec (local 791 de la FTQ) pour les employés de garage d'Alma Toyota, de L.G. Automobile de Roberval et de Rocoto Toyota, qui étaient membres du Syndicat démocratique des employés de garage de la région, affilié à la CSD.

La demande a été rejetée pour Léo Automobile, où la tenue d'un scrutin secret est demandée, puisque les travailleurs n'avaient pas tous signé leur carte de la FTQ.

La CSD a accueilli la nouvelle avec déception. Le trésorier national de la CSD, Serge Tremblay, n'a pas mâché ses mots à l'endroit du local 791, en entrevue. « Ça prend de la rapace syndicale. Ça fait partie du chiendent, quant à moi. Dans le champ, du chiendent, c'est de la mauvaise herbe. »

Il ajoute que le local 791 a été créé le 7 avril 2016, dans l'unique but d'exploiter le mécontentement de la quarantaine de membres de la CSD qui n'étaient alors pas encore de retour au travail. Aujourd'hui, sur les 35 nouveaux membres de la FTQ, 28 étaient retournés au travail.

Poursuites

Des démarches ont été entreprises dès mardi pour mener le dossier en Cour supérieure et obliger les 35 travailleurs à respecter leurs engagements financiers. « Les travailleurs en assemblée ont voté pour que le syndicat emprunte [...]. Leur syndicat a eu le mandat d'emprunter, et ils se sont engagés à rembourser. Alors on verra évidemment ce que la Cour supérieure dira là-dedans, mais c'est clair qu'on va faire une bataille de titans », a déclaré M. Tremblay.

Serge Tremblay affirme en outre que plusieurs membres courtisés par le local 791 ont été mal informés et que les conséquences financières, autant sur le remboursement de la dette que sur leur fonds de pension, sont plus importantes que ce qui leur a été présenté.

En plus des versements reçus pendant le lock-out, certains employés avaient aussi contracté une dette envers le syndicat, qui avait soutenu directement certains d'entre eux.

Le représentant du local 791 de la FTQ, Gaétan Tremblay, n'a pas répondu à la demande d'entrevue du Quotidien. Le directeur régional de la FTQ, Marc Maltais, a préféré pour sa part ne pas commenter le dossier.

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