Patrice Charest a combattu le «monstre»

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Dominique Côté, Philippe Simard, Gabriel Cloutier et Patrice Charest sont au nombre des sept pompiers de la région dépêchés à Fort McMurray.

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Isabelle Tremblay
Le Quotidien

«Un feu, c'est un feu, qu'il soit à Fort McMurray ou ici. Il est violent, il est méchant et il veut avancer. On a fait ce qu'on a pu. C'est notre travail et je pense que ç'a eu un impact. On s'est senti utile.»

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Patrice Charest n'en est pas à sa première mission hors Québec.

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Patrice Charest n'a jamais refusé une mission hors Québec. De retour de l'Alberta depuis jeudi, le Félicinois a toujours répondu «présent» lorsqu'une telle occasion lui a été offerte. Pompier forestier depuis 13 ans, le père de famille reprenait le boulot, hier, à la base principale de Roberval de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

Sept pompiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient de la délégation québécoise qui a été déployée pour combattre les importants feux de forêt qui ravagent la région de Fort McMurray.

Le brasier sur lequel M. Charest et ses collègues ont été attitrés s'étend sur 579 000 hectares, soit l'équivalent de cinq fois la superficie du lac Saint-Jean. Au départ, les deux sections ont travaillé à Anzac, un tout petit village dont plusieurs maisons n'ont pas survécu au monstre. Les Québécois devaient procéder à l'extinction finale autour des résidences.

«À notre arrivée, la moitié du village avait été évacuée. Les autres citoyens étaient dans le centre récréatif. La journée d'après, le feu avait pris de l'ampleur et l'endroit a été évacué dans le temps de le dire. Il y avait encore des toasts avec des contenants de confiture sur les tables après leur évacuation», a témoigné Patrice Charest.

«Lorsque nous avons été transportés vers McMurray, j'ai trouvé ça spécial de voir les véhicules abandonnés et stationnés un peu partout sur l'autoroute. Je me disais, il vient de se passer quelque chose. Ça devait être capoté. Ces gens-là ont vu des scènes d'horreur.»

Après quatre jours à Anzac, les deux sections québécoises ont été dépêchées près d'une dizaine de réservoirs d'essence et d'un camp forestier, à environ cinq kilomètres de l'incendie. «Le feu grossissait vers l'arrière. Nous avons fait de la progression vers l'avant. C'était assez intense, les indices de sécheresse sont ceux que l'on retrouve généralement au mois d'août. Je leur souhaite beaucoup de pluie parce que c'est la neige qui va éteindre ce feu-là.»

La mission québécoise s'est étendue sur 19 jours, dont 14 sur feu. Les pompiers forestiers travaillaient 12 heures par jour. Les méthodes d'intervention similaires à celles du Québec et le terrain plat ont facilité leur travail. Là-bas, la forêt est composée majoritairement de trembles matures et d'épinettes.

«Ils sont vraiment bien organisés et la structure de commandement ICS (Incident Command System) est superbe. Nous avons été reçus comme des rois», a terminé M. Charest, qui lèvera la main si une autre expérience du genre lui est proposée.

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