Chlorophylle sauvée de la faillite

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Le président et directeur général de Chlorophylle, Marc Tremblay, était tout sourire à sa sortie de la réunion des créanciers à laquelle sa proposition pour assurer les activités de l'entreprise ont été acceptées.

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Chlorophylle, l'entreprise de vêtements de plein air, est sauvée de la faillite et pourra poursuivre ses activités. Les créanciers ont accepté la proposition à 99 pour cent et recevront en moyenne 8,8 cents pour chaque dollar de la dette d'environ 7 millions$ accumulée par la compagnie.

Mardi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, le président et directeur général de Chlorophylle, Marc Tremblay, n'aura passé que quelques minutes, le temps de faire entériner la proposition. Les créanciers, en grande partie, avaient préalablement signé les documents pour son approbation, d'autant plus qu'ils n'avaient rien à gagner avec une faillite.

«La proposition que nous avons déposée à nos créanciers a été acceptée à 99 pour cent. C'est une excellente nouvelle et ça assure la continuité de nos opérations», a indiqué M. Tremblay.

Chlorophylle a proposé un dividende moyen aux créanciers ordinaires de 8,8 pour cent. Il a été entendu qu'un chèque serait remis en décembre pour régler le dossier.

En décembre 2015, l'entreprise de Chicoutimi s'était placée sous la Loi de la faillite et l'insolvabilité. La compagnie de vêtement de plein air se retrouvait avec une dette de 7 M$. Les principaux créanciers étaient la Banque Royale du Canada (3,5 M$), la Banque de développement du Canada (1 M$), Investissements Québec (516 000$), de même que Fondaction CSN et Desjardins pour 500 000$.

Rapidement, le fonds Fondaction de la CSN et Capital régional et coopératif Desjardins avaient même injecté 300 000$ dans le cadre de la restructuration. Après l'annonce de la compagnie de se placer sous la loi de la faillite, l'entreprise a réalisé, en décembre et janvier, des ventes importantes dans ses magasins, notamment à Chicoutimi, permettant ainsi de réduire la dette d'environ trois millions de dollars.

«Nous avons doublé nos ventes durant cette période. Ça a fait la différence. Les derniers mois ont été difficiles. Nous avons misé sur un bon travail d'équipe et nous avons pu compter sur le support de nos fournisseurs et nos créanciers», a mentionné Marc Tremblay.

«Nous avons été en mesure de poursuivre nos opérations. Nous avons assuré la continuité des affaires, notamment avec notre collection du printemps 2016. J'en suis très fier, car ce fut l'une des plus belles. Et nous avons hâte de présenter la collection automne 2016, qui est présentement en production. On continue d'avancer», a ajouté le grand patron de l'entreprise.

Chlorophylle a connu sa part de problèmes en raison de la forte concurrence dans les vêtements spécialisés de plein air et aussi d'une série de décisions d'affaires qui avaient mobilisé des ressources financières considérables. Maintenant, Chlorophylle entend travailler davantage sur son site web afin d'augmenter ses ventes et sa visibilité.

La compagnie fondée par Gilles Couët en 1980 compte 14 magasins à travers le Québec. Au Saguenay, Chlorophylle compte sur la présence de plusieurs employés à son siège social de la rue Racine et son point de vente sur le boulevard Talbot, à Chicoutimi. Au Québec, ce sont plus de 120 personnes qui oeuvrent pour ce fleuron régional.

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