Le comité de survie réclame de l'ouverture

Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, le Dr... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, le Dr Roger Gagnon, bénévole de longue date de Jonquière-Médic, le président du CA de l'organisme, Bernard Simard, et le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, ont lancé un appel au premier ministre, Phillippe Couillard, afin de sauver Jonquière-Médic.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le comité de survie de Jonquière-Médic, qui s'articule autour des administrateurs actuels, n'a pas mis de temps à lancer un vaste mouvement de sensibilisation auprès de la population de Jonquière afin d'obliger le gouvernement du Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) à faire preuve d'ouverture pour la poursuite des activités de ce service unique au Québec.

Le président du conseil d'administration de l'organisme, Berhnard Simard, n'a pas été surpris des commentaires formulés par le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, qui a comparé ce service à un système sans rendez-vous «très lucratif» pour certains médecins.

«Au moment où on se parle (tôt hier matin), on a déjà transféré 200 courriels au bureau du premier ministre Philippe Couillard. La réaction du ministre s'inscrit dans les discussions que nous avons eues avec son cabinet et nous ne voulons pas partir en guerre contre le gouvernement, mais bien lui faire connaître le service Jonquière-Médic», indique le président.

«Depuis la fondation de Jonquière-Médic, pas un seul fonctionnaire du ministère de la Santé et des Services sociaux n'a jugé opportun de se déplacer pour venir voir ce que nous faisons. Si on était capable de nous dire que notre service est complètement inutile et n'a pas sa place en le démontrant noir sur blanc, on est intelligent, on comprendrait le bon sens. Mais il n'y a pas de réponse quand on pose cette question», reprend le président.

Les administrateurs reviennent sur le coeur du litige. Une somme de 300 000$, c'est la différence entre le tarif du médecin pour une entrevue au cabinet et une visite en résidence. «On ne peut pas dire que 300 000$ constitue un enrichissement inconsidéré pour les huit médecins, surtout si l'on considère le service particulier que ces personnes donnent à la population. Ce service dépasse la simple consultation médicale.»

Les dirigeants de Jonquière-Médic comprennent les objectifs de la Loi 20 sur la fidélisation de la clientèle dans les groupes de médecine familiale. Ils ont offert à Québec de s'associer avec les groupes du territoire pour s'inscrire dans cette dynamique de prise en charge des patients. Il semble que l'offre n'a pas été retenue. Québec refuse de revenir en arrière sur la politique de rémunération des médecins.

Jonquière-Médic a distribué un peu partout les pétitions préparées par le bureau du chef par intérim de l'Opposition et député de Jonquière, Sylvain Gaudreault. Le député déposera cette pétition avant la levée des travaux parlementaires pour la période estivale. Ce qui laisse à peine une semaine au milieu pour mobiliser les citoyens et recueillir un maximum de signatures

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