Un projet de 650 millions$

La nouvelle ligne de 735 kv Micoua-Saguenay deviendra... (Photo courtoisie)

Agrandir

La nouvelle ligne de 735 kv Micoua-Saguenay deviendra la cinquième à faire partie du corridor Manic-Québec.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Denis Villeneuve
Le Quotidien

À compter de 2022, une 14e ligne haute tension de transport d'électricité de 735 kV reliera le nord du Québec aux sites de consommation du sud de la province.

Il s'agit de la ligne Micoua-Saguenay qui reliera sur 250 kilomètres la Côte-Nord au poste Saguenay, à Jonquière. Un projet de 600 à 650 M$ qui traversera le secteur des monts Valin ainsi que la rivière Saguenay. La construction de cette ligne est rendue nécessaire afin d'assurer la fiabilité du réseau. On désire répondre à la croissance de consommation au sud à la suite de la fermeture des centrales thermique et nucléaire de Tracy et Gentilly-2, soutient Hydro-Québec.

Mardi, la direction régionale et sa porte-parole, Marie-Claude Lachance, ont procédé au dévoilement du projet qui a été présenté au gouvernement du Québec en février dernier.

Selon Mme Lachance, nous en sommes à l'étape d'avant-projet et il fera l'objet d'une première consultation publique l'automne prochain afin d'aider la société d'État à mieux définir le corridor de l'emprise.

Hydro-Québec a étudié trois scénarios différents avant d'arrêter son choix. Le premier visait la mise en place de nouveaux équipements de compensation série, une solution à court terme qui aurait résulté tout de même en des pertes électriques. Le second visait la construction d'une nouvelle ligne reliant les postes Outardes au poste Laurentides, nécessitant une ligne de 450 km, une solution plus coûteuse que l'actuel projet. La nouvelle ligne sera construite en fonction des normes de l'après-verglas de 1998, d'autant plus qu'elle sera située dans une zone à risque élevé de givre et de verglas.

À cette étape-ci, Hydro-Québec a défini un couloir d'une longueur de 225 km sur 15 à 20 km de largeur à partir du poste Micoua. Il est déjà prévu que sa limite contourne les réservoirs aux Outardes et Pipmuacan et le lac Lamothe ainsi que la réserve de biodiversité projetée du Lac-des-Huit-Chutes, ainsi que le réservoir Pipmuacan et le lac Lamothe. Avant d'en arriver à définir une zone d'emprise finale, Hydro-Québec devra tenir compte de dizaines de critères qui vont de l'occupation par les villégiateurs et propriétaires de pourvoiries, de zecs, de la présence de milieux particuliers - comme ceux favorables à la présence du caribou forestier - jusqu'à l'occupation urbaine à Saguenay. «La traversée du Saguenay est un défi particulier. Il existe déjà une ligne de transport qui traverse le Saguenay à la hauteur de la centrale Shipshaw. Il y a aussi le secteur urbain de la ville ainsi que les monts Valin, mais on se retrouve sur les terres publiques», mentionne Mme Lachance.

Cette dernière ajoute que cette première esquisse du tracé fera largement l'objet d'un débat public d'autant plus que le projet de 14e ligne sera soumis au processus d'évaluation environnementale du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) après le dépôt de l'étude d'impact sur l'environnement prévu en 2018. L'information sur la solution retenue sera dévoilée l'hiver prochain.

En ce qui a trait aux retombées économiques, Mme Lachance mentionne qu'un tel projet génère environ 15% de son coût total dans le milieu, soit environ 65 M$ pour la région. Un comité de maximisation devrait être créé afin de favoriser ces retombées.

Il faut savoir que même si les fournisseurs d'acier pour les 500 pylônes qui seront érigés sont de propriété québécoise (Fabrimet, Lockweld, Prometek) ou turque (Mitas), quatre entreprises de construction sont spécialisées dans la construction de lignes à 735 kV, soit Construction Valard, GLR, TCI Arnaud, Thirau.

Soulignons que les deux tiers de la nouvelle ligne seront aménagés sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Chamouchouane-Bout-de-l'Ile

L'annonce de construction de cette nouvelle ligne a lieu alors que, l'automne prochain, débutera la construction au nord du Lac-Saint-Jean de la ligne Chamouchouane-Bout-de-l'Ile, un projet de 1,3 G$ incluant la construction du poste Judith-Jasmin à Montréal. À la suite du déboisement, les travaux l'automne prochain. Jusqu'au début de juin, les entrepreneurs sont invités à soumissionner dans le cadre d'un processus d'appels d'offres. L'ouverture des soumissions est prévue pour la fin juin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer