La Fête de l'amour sème la discorde

Jean-Yves Boivin... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Jean-Yves Boivin

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Laura Lévesque
Le Quotidien

La présence d'homosexuels amoureux, de couples composés de divorcés et de gens mariés civilement à la Fête de l'amour, organisée en avril par la Paroisse Sainte-Anne de Chicoutimi, a suscité l'indignation de plusieurs membres de l'Église catholique.

Plusieurs croyants ont dénoncé cette ouverture face aux couples non traditionnels qui sont normalement exclus de cette fête célébrée annuellement à l'église Sainte-Anne. Des plaintes ont d'ailleurs forcé monseigneur André Rivest à désapprouver publiquement cette façon de faire de la paroisse.

«Il n'est pas d'accord. C'est correct aussi qu'il donne son avis légal, car il doit en quelque sorte respecter les lois de l'Église. On croyait toutefois qu'il était important de se rapprocher des gens, de tout le monde. L'amour n'est pas réservé aux couples mariés à l'église», pointe Jean-Yves Boivin, coordonnateur de la paroisse Sainte-Anne.

Monseigneur Rivest a publiquement averti cette organisation de ne pas répéter l'expérience l'an prochain. Un avertissement entendu par M. Boivin, qui n'a cependant pas mis une croix sur cette activité.

«Est-ce qu'on peut faire la fête d'une autre manière, dans un autre endroit? C'est possible. On va regarder ça en temps et lieu et ça va dépendre de l'équipe qui est en place à ce moment», répond-il.

Avertissement

Avant la tenue de l'événement, la paroisse avait en effet avisé les fidèles que cet événement, qui ne s'adressait autrefois qu'aux couples mariés à l'église, allait désormais accueillir tous les couples, peu importe leur forme d'union.

«Nous voulons maintenant accueillir tout couple qui désire célébrer son amour et renouveler son engagement à deux, quel que soit son type d'engagement (mariage catholique, mariage civil ou conjoints de fait ou de même sexe). Nous considérons que tout engagement de couple est important», pouvait-on lire dans l'annonce.

Cette ouverture n'a pas fait grand bruit dans la région. Ce sont des blogueurs religieux qui ont repris la nouvelle, dénonçant cette façon de faire de la paroisse Sainte-Anne. Un croyant de Chicoutimi a d'ailleurs critiqué publiquement cette ouverture, par l'entremise d'une capsule vidéo. «Le diocèse semble oublier ceux qui aiment vraiment la tradition», exprime en anglais le jeune homme de Chicoutimi sur le site adpackprorevshare.com.«On sait que le Québec est très en avance sur la modernité. Mais n'est-ce pas là tordre le message du pape, fut-il lui-même très ouvert?», écrit un blogueur sur un site internet consacré à la religion catholique.

«Avec un brin d'ironie, on peut se demander pourquoi les Communautés de l'Unité Valin limitent cette cérémonie à tout couple qui veut renouveler "son engagement à deux"? Et les triples alors? Ils seraient les derniers discriminés», lit-on sur le site Médias catholique info.

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