Berthold Gagnon a dû se calmer

La semaine dernière, Berthold Gagnon n'a pas apprécié... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La semaine dernière, Berthold Gagnon n'a pas apprécié que le photographe du Quotidien le prenne en photo. Mais il n'était pas plus de bonne humeur avec les avocats et le juge. Lundi, il était plus calme.

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Le Quotidien

Berthold Gagnon est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi beaucoup plus calme que la semaine dernière. Il a quelque peu bougonné en apprenant que de nouvelles accusations étaient déposées contre lui, mais rien de comparable à la semaine précédente.

Vétéran de la scène judiciaire, l'homme de Saint-Fulgence fait face à une panoplie d'accusations en lien avec des événements survenus entre le 16 avril et le 25 mai. L'individu de 67 ans est accusé de possession de cannabis et de cocaïne, de vol d'essence, de nombreux bris de probation, de conduite avec les facultés affaiblies, de conduite dangereuse, de s'être sauvé des policiers, de menaces envers la force constabulaire, du vol d'une bouteille de vodka, de méfaits et de fraude.

Arrêté il y a plusieurs jours, Gagnon a vu un premier juge lui refuser sa remise en liberté le 20 mai.

À son retour au Palais de justice quatre jours plus tard, Berthold Gagnon est entré en saluant un avocat de la défense et en faisait de même avec l'un de ses amis assis dans la salle d'audience. Un peu comme s'il était dans son salon.

Les choses se sont envenimées par la suite lorsqu'il a appris que son avocat, Me Olivier Théorêt, n'était pas présent pour le représenter.

Il a jeté son venin sur les avocats sur place, disant qu'ils ne valaient rien, qu'ils étaient bien chanceux d'être bien habillés, car c'était grâce à lui et que certains jouaient à la grosse tête, car ils se permettaient de ne pas vouloir le représenter. « Mais c'est une véritable pièce de théâtre ce que je vois ici. Ça ressemble à Tartuffe (comédie en cinq actes de Molière). Ce n'est pas de la justice, mais de la bouffonnerie que j'ai devant moi », a lancé Berthold Gagnon, la semaine dernière.

« J'avais un avocat, mais il ne veut plus rien savoir de moi. Il est rendu trop haut. Maintenant j'ai Me Théorêt, c'est le seul qui a du bon sens. S'il n'est pas là, ce n'est pas grave. Je plaide non coupable, car personne n'est en mesure de prouver quoi que ce soit contre moi », a précisé Gagnon.

À ce moment, le juge Jean-Paul Aubin, de la Cour du Québec, lui a demandé de se calmer et de collaborer avec la justice. Gagnon lui avait répliqué qu'il se balançait de ce que le magistrat avait à lui dire.

Lundi matin, Berthold Gagnon était beaucoup plus calme après avoir passé les cinq dernières journées à la prison de Roberval. Il a quelque peu maugréé lorsque le juge Aubin lui a dit qu'il faisait face à une dizaine d'accusations, dont deux nouvelles. Mais dans l'ensemble, il est demeuré plutôt calme.

Son dossier revient jeudi.

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