Entre 90 jours et 24 mois pour Michael Bergeron

Michael Bergeron ira officiellement en prison. Reste à... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Michael Bergeron ira officiellement en prison. Reste à savoir si ce sera 90 jours ou de 18 à 24 mois.

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L'impulsivité de Michael Bergeron l'amènera officiellement en prison. Il saura le 28 juillet le temps qu'il devra y passer, qui variera entre 90 jours et 24 mois.

L'homme de 28 ans est revenu, lundi matin, au Palais de justice de Chicoutimi, pour assister aux représentations sur sentence pour son introduction par effraction et des voies de fait causant des lésions à l'endroit d'un homme de 76 ans sourd et muet. Il a plaidé coupable en février aux principales accusations, à une conduite pendant interdiction et à un bris d'engagement.

L'histoire remonte au 23 novembre à la Place des maires à Jonquière (secteur de Kénogami). Le jeune fils de Bergeron arrive à la maison en courant et en disant que le voisin l'avait étranglé. L'accusé a fait ni un ni deux. Il s'est dirigé d'un pas décidé vers le logement de la victime. Il a frappé plusieurs fois à la porte. Lorsque le vieillard a ouvert, Bergeron l'a agrippé par le collet, l'a sorti de son logement et l'a projeté au sol. En voyant qu'il s'agissait d'une personne âgée, Bergeron a relevé sa victime et l'a ramené dans la maison. L'homme est à nouveau tombé au sol.

Devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, Me Sébastien Vallée, procureur du ministère public, a relevé que le crime commis est grave. «Il s'agit d'une situation particulière, qui est semblable à une invasion de domicile dans le sens où il s'est rendu à une maison d'habitation, un endroit où les gens devraient se sentir en sécurité. Ce sens est encore plus vrai en raison du handicap des victimes, car ils vivent dans une situation d'isolement et de vulnérabilité», a expliqué Me Vallée.

«L'accusé a perdu patience et le contrôle. Cette situation l'a mis en colère et il a utilisé la violence envers une personne âgée pour régler la situation», indique le procureur de la Couronne, qui réclame de 18 à 24 mois d'emprisonnement.

De l'autre côté de la table, Me Julien Boulianne ne croit pas qu'une telle sentence soit appropriée pour son client, qui a notamment la garde complète de son enfant de huit ans. Il prône plutôt une sentence discontinue de 90 jours. «Il n'y a eu aucune préméditation. Mon client n'a pas frappé la victime. Il n'y a pas eu de coups. Il n'était tout de même pas justifié d'agir ainsi. Mon client ne pouvait se faire justice lui-même. Il sait qu'il a mal réagi. L'histoire a été médiatisée et il a d'ailleurs reçu des menaces sur les réseaux sociaux et a été traité de tous les noms», note Me Boulianne.

«M. Bergeron est une personne anxieuse, ce qui peut s'expliquer par un traumatisme important vécu dans sa jeunesse. Sa mère a été agressée devant lui par un homme qui sortait de prison. Il a été témoin et n'a pu rien faire pour défendre sa mère. Il n'avait que 10 ou 11 ans. Ça peut expliquer son problème d'impulsivité et d'anxiété», a ajouté l'avocat en défense.

Le dossier reviendra au tribunal le 28 juillet. Le juge Lortie rendra sa décision.

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