Négociations réclamées

Engelbert Cottenoir, président du Conseil central de la... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Engelbert Cottenoir, président du Conseil central de la CSN, Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), et Martin Harvey, président du Syndicat des paramédics Saguenay-Lac-Saint-Jean, réclament que le ministre Gaétan Barrette maintienne une table de négociations unique pour l'ensemble des ambulanciers du Québec.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Le Syndicat des paramédics du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SPSLSJ) réclame du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, qu'il priorise la négociation d'une nouvelle convention collective pour ses membres dans le cadre de la refonte des services préhospitaliers d'urgence qu'il souhaite appliquer.

En conférence de presse, Engelbert Cottenoir, président du conseil central SLSJ, Dany Lacasse, vice-président de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (CSN), et Martin Harvey, président des paramédics de la région, ont déploré que le processus de négociation pour le renouvellement de leur convention collective soit actuellement gelé. «Notre convention collective est terminée depuis le 31 mars 2015. On a tenu 11 rencontres de négociations avec l'association patronale et on constate que les employeurs n'ont pas de mandat clair. On n'a même pas pu négocier un protocole de négociation», déclare d'entrée de jeu M. Lacasse.

Les représentants syndicaux ajoutent que le 21 avril dernier, le dossier de négociation est devenu plus complexe avec l'annonce faite par le ministre Barrette de revoir le mode de financement des entreprises ambulancières et de reconnaître pleinement leur statut d'employeur privé, ce qui implique le retrait du ministère de la Santé des négociations liées à leur main-d'oeuvre. Selon M. Harvey, cette façon de faire constituerait un recul de trente ans alors que, depuis des années, les ambulanciers de l'ensemble de la province se battent pour obtenir de la formation, des conditions de travail et une rémunération uniformes, peu importe qu'ils oeuvrent à Montréal, en Abitibi ou au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il ajoute qu'en fin de compte, il serait illogique de confier la négociation des conventions aux entreprises privées alors que leur financement est assuré presque à 100% par les deniers publics. «On a 80 employeurs privés au Québec. Ça voudrait dire qu'il pourrait y avoir 80 tables de négociation. On serait capables de le faire», renchérit M. Lacasse.

Les porte-parole ont mentionné que la situation actuelle ne fait pas l'affaire des employeurs regroupés au sein de la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ) puisqu'après avoir subi une prolongation forcée de contrat de deux ans, les patrons ne savent pas comment réagir aux annonces du ministre.

Parmi les enjeux de la négociation, les représentants syndicaux espèrent discuter de l'aménagement des horaires et l'abolition des horaires de faction ainsi que de la charge de travail, un système qualifié de désuet qui oblige les ambulanciers à assurer une disponibilité en continu et à se rendre à leur véhicule de service lors d'un appel.

Le Syndicat des paramédics a brandi la menace des moyens de pression si aucun changement ne survient afin de reprendre la négociation.

Lundi, les porte-parole devraient rencontrer le ministre Barrette.

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