Chicane de restos à Shipshaw

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L'ouverture de la cantine au Dépanneur Shipshaw ne fait pas le bonheur de la propriétaire du restaurant Au P'tit Creux.

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Josée Gauthier, propriétaire du restaurant Au P'tit Creux de Shipshaw, n'a rien contre la concurrence, mais elle veut s'assurer que celle offerte par le Dépanneur Shipshaw soit faite en toute loyauté et en toute légalité.

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Dominic Dion, du Dépanneur Shipshaw.

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Josée Gauthier, du restaurant Au P'tit Creux de Shipshaw.

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Les relations entre les propriétaires des deux commerces de la localité de l'arrondissement de Jonquière ne sont pas les meilleures par les temps qui courent, a appris Le Quotidien.

Les choses se sont envenimées depuis l'ouverture de la cabane à patates frites, La Patate en fleur, il y a quelques semaines. Cette cantine sur roues fait concurrence Au P'tit creux, qui a perdu plusieurs clients au cours des dernières semaines, soutient la propriétaire.

«Ce que je ne comprends pas, c'est que Saguenay n'octroie aucun permis pour la bouffe mobile sur roues. Pourtant, lui, sa cabane à patates frites fonctionne. Même si elle ne se déplace pas, la cabane est sur roue», s'interroge Mme Gauthier.

«J'essaie d'avoir des réponses de la Ville depuis trois semaines, mais je ne suis pas en mesure de savoir à quoi m'attendre. Il n'y a pas que cette cabane. Il exploite aussi une cabane pour de la crème glacée et il fait des ventes de garage chaque semaine. Sur cet aspect, j'ai fait les vérifications et il n'a pas le droit d'en faire étant donné qu'il possède un commerce», ajoute la propriétaire du restaurant.

Josée Gauthier n'est donc pas contre la concurrence, mais elle veut jouer à armes égales. Elle dit payer ses taxes et toutes les redevances auprès de la municipalité et elle veut s'assurer que c'est la même chose pour tout le monde.

«J'ai envoyé des lettres au bureau des permis de la ville, au directeur général de Saguenay et au maire Jean Tremblay. Mais je n'ai eu aucune réponse encore», mentionne Josée Gauthier, dont le restaurant ferme à 14h.

L'accord de la ville

Le propriétaire du Dépanneur Shipshaw, Dominic Dion, se défend d'agir illégalement. Il estime avoir eu toutes les autorisations de Saguenay pour aller de l'avant avec l'ouverture de sa cantine mobile.

«J'ai communiqué avec les responsables de la Ville en janvier et ils m'ont dit qu'il n'y avait pas de problème, que tout était correct et que je pouvais avoir une cantine. Je l'ai donc fait. Concernant la crème glacée avec Lulu, j'ai obtenu une dérogation il y a deux ans. Pour la vente de garage, j'ai été mal informé et je vais les arrêter. Il n'y en aura plus», explique M. Dion.

Ce dernier dit avoir investi près de 50 000$ pour améliorer l'offre de services à sa clientèle.

Son intention première n'était pas d'ouvrir une cabane à patates frites, mais devant le refus de Mme Gauthier de vouloir fermer plus tard, il est passé à une autre étape. Avant d'ouvrir la cantine, Dominic Dion a avisé Mme Gauthier. Il lui a dit qu'il ne dérangerait pas ses déjeuners, mais qu'il ouvrirait à 11h et filerait jusqu'en soirée.

«Je me disais que l'on se séparerait les dîners. Pour le souper et la soirée, ça ne dérangeait rien, car elle ferme à 14h. Ça fait deux ans que je lui dis d'ouvrir en après-midi et en soirée, car il y a de la vie à Shipshaw en soirée. Elle ne veut pas. Je voulais même créer un partenariat avec elle, mais elle a refusé. J'ai même regardé la possibilité d'acheter le restaurant, mais je ne suis pas allé plus loin», de noter le propriétaire du dépanneur.

Malgré quelques appels à Saguenay, il n'a pas été possible de savoir si tous les papiers de M. Dion étaient en règle auprès de la municipalité.

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