Le bâillon pour faire taire Greenpeace

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Daniel Leblond et Pascal Cloutier demandent au gouvernement du Québec de déposer une loi pour permettre les poursuites-bâillon afin de faire taire Greenpeace.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Pour faire taire Greenpeace, le gouvernement doit déposer une loi pour permettre les poursuites-bâillon.

C'est la proposition faite par le président du syndicat de la scierie de Mistassini, Daniel Leblond, et de celui de la papeterie de Dolbeau, Pascal Cloutier.

«C'est la seule manière de les faire taire. On ne peut pas laisser une organisation comme ça véhiculer des faussetés et faire du dénigrement! C'est la réputation et l'intégrité du Québec qui est en jeu. C'est très grave», affirme Daniel Leblond.

Ce dernier applaudit la prise de position du ministre Laurent Lessard qui a affirmé qu'il lutterait contre la campagne de désinformation menée par Greenpeace. Les dernières affirmations concernant la mauvaise protection des forêts intactes aux montagnes Blanches l'ont fait sortir de ses gonds.

«C'est une position extrêmement claire ! Ça va prendre des engagements. Le gouvernement est majoritaire. De plus, les deux partis d'opposition nous appuient. Il est temps de faire de quoi pour empêcher cette diffamation.

«Quand un ministre vient dire qu'une organisation comme Greenpeace dit n'importe quoi, ça démontre qu'elle n'a plus aucune crédibilité. Ça fait longtemps qu'on le dit qu'ils disent n'importe quoi. Là, le gouvernement vient dire au monde entier que Greenpeace manque totalement de sérieux», ajoute pour sa part Pascal Cloutier. Un message qui devrait rassurer les clients de Produits forestiers Résolu, estime-t-il.

Les deux hommes rappellent que le régime forestier est parmi les meilleurs au monde. «Pourquoi Greenpeace ne s'attaque pas aux pays où les pratiques sont moins rigoureuses?», laisse-t-il tomber comme questionnement.

Jean-Pierre Boivin espère que des membres de Greenpeace... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 2.0

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Jean-Pierre Boivin espère que des membres de Greenpeace viendront débattre avec eux lors de l'Assemblée générale annuelle de Produits forestiers Résolu qui aura lieu la semaine prochaine à Baie-Comeau.

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

La survie de la forêt passe par la récolte

Alliance forêt boréale Québec-Ontario appuie la dénonciation faite par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, concernant les faussetés présumées véhiculées par Greenpeace. L'organisation affirme que les forêts intactes doivent être partiellement récoltées pour assurer leur survie.

Le président de l'organisme, Jean-Pierre Boivin, croit que les forêts intactes sont plus à risque d'être affectées par des feux de forêts ou des Chablis. « On voit ce qui se passe en Alberta actuellement. Les feux causent des dommages terribles. Je pense qu'il est mieux d'en récolter une partie que de la voir partir en fumée. Quand il y a des coupes sélectives, du reboisement et que des travaux de sylviculture sont effectués, ça permet à la forêt de se régénérer. On ne la laisse pas dégarnie. Nous en avons des preuves avec des photos des territoires de coupes qui ont été utilisées dans le film L'Erreur boréal. Tout est repoussé. C'est une forêt mature », donne-t-il comme exemple.

Selon lui, la production de produits forestiers, comme le bois de colombage, permet de séquestrer du carbone, ce qui a un effet bénéfique sur les changements climatiques.

« Vouloir conserver les forêts intactes, ce n'est pas le meilleur geste à poser si on veut protéger notre environnement et certainement pas si on veut faire du développement durable. Le réchauffement de la planète est incontestable et cultiver la forêt pour construire en bois est le geste le plus noble à poser pour le contrer. Le professeur Réjean Gagnon l'a clairement démontré lors de la Marche de la forêt, le 1er mai. On sait que la forêt dynamique en exploitation est la meilleure contribution du Québec et de l'Ontario pour lutter contre les changements climatiques; le premier pas de cette contribution est de récolter un arbre, assurer sa régénération et utiliser son bois », propose-t-il.

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