Incendie: la vie sauve grâce à Tretiak

L'incendie s'est déclaré au sous-sol de leur résidence... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'incendie s'est déclaré au sous-sol de leur résidence du 471, rue Saint-Émile peu après 1h15, dans la nuit de lundi à mardi.

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Jean-Philippe Laroche et Édith Cottenoir doivent leur vie à leur chien. Endormi sur le divan du rez-de-chaussée, le jeune homme, réveillé par son chien agité, a pu sortir de leur maison de Chicoutimi-Nord dont le sous-sol était en flammes pour en évacuer sa conjointe, en fracassant une fenêtre avec un bâton de baseball.

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Jean-Philippe Laroche et Édith Cottenoir doivent leurs vies à leur chien, Tretiak, un berger allemand croisé avec un labrador, qui doit son nom au célèbre gardien de but soviétique.

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De l'extérieur, Jean-Philippe Laroche a fracassé la fenêtre... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais) - image 1.1

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De l'extérieur, Jean-Philippe Laroche a fracassé la fenêtre de leur chambre avec un bâton de baseball pour extirper sa conjointe du sous-sol.

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«Ç'a été les pires minutes de ma vie, de savoir que je suis à l'extérieur de la maison en flammes et que ma blonde est à l'intérieur», a laissé tomber Jean-Philippe, rencontré mardi en matinée avec Édith, à l'extérieur de la résidence voisine, où habitent les parents du jeune homme.

L'incendie s'est déclaré au sous-sol de leur résidence du 471, rue Saint-Émile, peu après 1 h 15, dans la nuit de lundi à mardi. Édith était allée se coucher au sous-sol, dans leur chambre, tandis que Jean-Philippe s'était assoupi sur le divan du salon, au rez-de-chaussée. Il avait fermé la porte de la chambre, avant de se diriger à l'étage, chose qu'il ne fait jamais.

Tretiak, le chien du jeune couple, agité, n'a pas laissé son maître dormir profondément très longtemps. «Je pensais qu'il voulait aller à l'extérieur.» L'animal, un berger allemand croisé avec un labrador, a fini par réveiller son maître.

Jean-Philippe a alors vu que de la fumée montait par la cage d'escalier du sous-sol. Il a saisi un petit extincteur et s'est lancé vers les marches, mais en constatant l'épaisseur de la fumée et les flammes, il a rebroussé chemin. Le soudeur, par sa formation, savait que le monoxyde de carbone pouvait rapidement lui faire perdre conscience.

Il a couru à l'extérieur de la résidence avec Tretiak et a pris le bâton de baseball qui se trouvait dans le coffre de sa voiture, un bâton qu'il utilise pour aller frapper des balles avec son chien. En même temps, il appelait Édith sur son cellulaire pour lui dire que le sous-sol était en flammes, et de ne pas ouvrir la porte.

Dans l'agitation, la jeune femme a ouvert la porte avant de la refermer rapidement. «Ça cognait contre la porte, j'ai pensé que c'était Jean-Philippe», a-t-elle expliqué. Elle est plutôt tombée nez à nez avec son sous-sol en flammes et rempli de fumée. «Je lui ai dit de se mettre dans le fond de la chambre et j'ai cassé la fenêtre avec le bâton de baseball. Je lui ai dit de mettre une couverture, je suis rentré dans la chambre et on est sortis», a repris Jean-Philippe. Ils ont ensuite tassé le barbecue, qui était à l'arrière de la maison, dont les flammes se rapprochaient.

Ils s'en sont sortis indemnes, hormis quelques coupures aux mains et aux pieds, qui saignaient encore un peu lors de notre passage. Le couple, sympathique, ne semblait pas trop ébranlé par les événements et tous deux s'exprimaient avec assurance. Avant de penser aux pertes matérielles, ils étaient surtout heureux d'être en vie, et caressaient leur chien, à qui ils doivent une fière chandelle.

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Des enquêteurs de la Sécurité publique de Saguenay et de la Sécurité incendie ont passé la journée sur les lieux mardi.

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L'incendie s'est déclaré au sous-sol de leur résidence du 471 rue Saint-Émile peu après 1h15, dans la nuit de lundi à mardi.

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La thèse criminelle n'est plus privilégiée

La Sécurité publique de Saguenay (SPS) a ouvert une enquête pour identifier les causes de l'incendie de la résidence de la rue Saint-Émile, à Chicoutimi-Nord. Si la thèse criminelle était tout d'abord considérée, le travail d'enquête a éloigné progressivement les agents de cette hypothèse.

« Après le travail effectué par nos enquêteurs spécialisés en incendie sur les lieux une bonne partie de la journée, la thèse de l'incendie criminel n'est pas privilégiée », a indiqué le porte-parole de la SPS, Bruno Cormier, mardi en fin d'après-midi. Le travail devra se poursuivre mercredi, et d'autres expertises devront être effectuées. »

Les pompiers de Saguenay avaient rapidement transmis le dossier aux enquêteurs de la SPS, une procédure qui doit être suivie lorsque des éléments suspects sont trouvés sur les lieux.

Jean-Philippe Laroche et Édith Cottenoir, les propriétaires de la résidence, ne croyaient pas avoir été victimes d'un acte criminel. « Si quelqu'un avait cassé une fenêtre ou lancé quelque chose, notre chien nous aurait réveillés avant », a souligné Jean-Philippe lorsque rencontré en matinée.

À l'arrivée des pompiers de Saguenay sur les lieux, le couple était déjà à l'extérieur de la résidence. Une dizaine de pompiers, des casernes de Chicoutimi et de Chicoutimi-Nord ont procédé à l'extinction. Les dommages à la résidence sont importants, a indiqué le chef aux opérations du Service de sécurité incendie, Francis Desjardins. Une ouverture a été pratiquée au toit de la maison pour s'assurer que les flammes ne s'y étaient pas propagées.

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