Assiduité scolaire: les élèves invités à ne pas lâcher

Le directeur de l'école polyvalente Arvida, Yves Larouche,... (Photo Le Quotidien, Mariane L. St-Gelais)

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Le directeur de l'école polyvalente Arvida, Yves Larouche, et l'enseignant en histoire à l'école secondaire Charles-Gravel, Marc-André Belley, rappellent que les parents, les enseignants et les employeurs ont un rôle à jouer pour s'assurer que les jeunes demeurent sur les bancs de l'école jusqu'à la fin de l'année scolaire.

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Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

La venue du beau temps est synonyme d'absentéisme chez les élèves du secondaire, particulièrement ceux du dernier cycle. Pourtant, la dernière étape de l'année est la plus lucrative et les absences répétées peuvent compromettre la réussite scolaire.

Les commissions scolaires De La Jonquière, des Rives-du-Saguenay et Lac-Saint-Jean unissent donc leur force pour sensibiliser élèves, parents et employeurs à l'importance de demeurer assidu jusqu'à la toute fin.

Il n'y a pas que les chauds rayons qui incitent les élèves à faire l'école buissonnière. De plus en plus de jeunes de cinquième secondaire ont un emploi à temps partiel. Avoir un boulot leur permet de s'offrir des vêtements, un forfait cellulaire, un permis de conduire. Il faut dire que les adolescents d'aujourd'hui consomment beaucoup plus que ceux d'il y a 10 ou 20 ans. La tentation de cumuler les heures de travail est donc très grande, surtout en fin d'année, où arrivent le bal des finissants et, dans certains cas, l'achat d'un premier véhicule. Certains employeurs ont aussi des besoins accrus à l'aube de la période estivale et il est parfois difficile pour les jeunes salariés de dire non.

Chaque année, les autorités scolaires régionales mettent en branle une campagne de sensibilisation. Cette fois, davantage d'efforts sont déployés pour atteindre l'objectif de maintenir les étudiants sur les bancs de l'école.

«On a connu des époques plus difficiles. À force de faire de la sensibilisation, les parents veillent au grain et certains employeurs sont eux aussi sensibilisés à la cause. Mais il y a encore une problématique. La fin est proche et on ne doit pas baisser la garde», signale Yves Larouche, directeur de l'École polyvalente Arvida.

Évoquant l'adage selon lequel il faut tout un village pour élever un enfant, Yves Larouche souligne que les professeurs titulaires et les directions d'écoles ont à l'oeil le taux d'assiduité des élèves. Au besoin, des plans d'intervention sont mis en oeuvre afin de mobiliser toutes les personnes qui gravitent autour du jeune. Cette façon de faire a permis de réduire de façon considérable le nombre de périodes perdues. Le système ECHO, développé à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, fait en sorte que les parents peuvent consulter le dossier de leur enfant et s'assurer qu'il ne fait pas le renard.

«On a même des cas où des employeurs donnent des quarts de nuit aux élèves. Un cas, c'est un cas de trop. C'est arrivé où on a eu besoin de communiquer avec un employeur pour lui demander de collaborer. On leur demande d'être compréhensifs et habituellement, ils le sont», poursuit Yves Larouche.

Le directeur d'école ajoute que les finissants qui ont reçu leur confirmation d'admission au Cégep se laissent souvent aller en fin d'année parce qu'ils croient la partie gagnée. À l'inverse, ceux qui ont essuyé un refus lancent carrément la serviette.

«Étant donné que la période de février à juin est la plus importante selon ce qui est prescrit par le ministère, tu peux sauver ton année. Je dis souvent aux jeunes que c'est comme un athlète qui court un 800 mètres. Il ne va pas abandonner quand il est si proche du fil d'arrivée», enchaîne-t-il.

faire le bon choix

Enseignant en histoire à l'École secondaire Charles-Gravel, Marc-André Belley rappelle que l'adolescence est une période charnière et que certains ados font les mauvais choix. D'où l'importance, pour les parents, de tenir les rênes bien serrées.

«Les jeunes ont des engagements financiers et ils sont beaucoup plus "embarqués" de nos jours. Notre rôle, comme profs, est de les emmener à faire les bons choix. Le rôle parental est extrêmement important et les parents doivent tenter de maintenir un bon canal de communications avec leur jeune», met en relief le professeur.

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