Laval Tremblay à la tête d'un projet au Mali

Le Larouchois Laval Tremblay oeuvre en développement international... (Photo courtoisie)

Agrandir

Le Larouchois Laval Tremblay oeuvre en développement international depuis 30 ans.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

En plus de 30 ans de carrière dans le domaine de la coopération internationale, Laval Tremblay a fait bien du kilométrage. De Larouche à Bamako, où il dirige aujourd'hui le projet Financement agricole et rural au Mali (FARM), le Saguenéen d'origine a contribué à la réduction de la pauvreté et à la promotion du développement économique durable dans de nombreux milieux ruraux d'Afrique.

Après plusieurs années à oeuvrer pour le compte de l'ACDI, Laval Tremblay a joint Développement international Desjardins (DID) il y a environ un an. Le projet FARM est chapeauté par DID. Essentiellement, l'initiative a pour but de permettre à des agriculteurs locaux d'accroître leur productivité en ayant accès à du financement, de l'assurance agricole et des programmes d'éducation destinés aux producteurs. 

Sur le terrain, Laval Tremblay dirige une équipe formée d'une quinzaine de personnes. Le projet FARM a été développé en collaboration avec quatre institutions de microcrédit maliennes. 

«On voit d'année en année comment évolue l'agriculture au Mali. Avant, il y avait entre 15 à 20 pour cent de la population qui habitait les villes. Le reste était dans les zones rurales. Pour chaque urbain, il y avait quatre ruraux. Aujourd'hui, il y a deux urbains pour trois ruraux. 

Les besoins de développer une agriculture plus commerciale sont donc bien présents. Pour y arriver, des investissements substantiels sont requis. 

«Qui dit investissement dit crédit. Il faut être capable d'analyser chaque dossier. En agriculture, particulièrement en Afrique, il y a toujours des risques liés aux aléas climatiques», fait valoir Laval Tremblay. Le projet FARM s'est associé à la Financière agricole du Québec. 

Les principales cultures, au Mali, sont le riz et le maïs, mais lentement, l'élevage agricole connaît une progression. Laval Tremblay explique que le modèle d'agriculture malien est en constante évolution et que les producteurs locaux ont besoin d'appui. Le gouvernement fédéral est aussi partenaire de FARM, par l'entremise d'Affaires mondiales Canada, autrefois le ministère des Affaires internationales. 

Attentats

Quelques mois après les attentats de l'hôtel Radisson Blu de Bamako et de Ouagadougou au Burkina Faso, le pays voisin du Mali, Laval Tremblay convient que les règles ont été resserrées pour assurer la sécurité des coopérants.

«Il y a une gestion plus serrée. On téléphone à beaucoup de monde avant de se déplacer. Le risque n'est pas zéro et on le sait», pointe celui qui a détenu une propriété à Larouche jusqu'en 2010. Son pied-à-terre est aujourd'hui à Montréal, près des enfants.

Laval Tremblay définit ses trois décennies passées en terreau étranger comme une expérience riche au plain humain et culturel.

«Il faut ajuster notre façon de parler, comprendre et connaître les cordes qui font vibrer le monde. Connaître les préoccupations des gens. Il ne faut surtout pas oublier qu'on n'est pas chez nous et il ne faut pas arriver avec la prétention de tout connaître», illustre-t-il.

Évoquant le revenu moyen par habitant au Mali, lequel est estimé à environ 1000$, Laval Tremblay rappelle que l'argent ne fait pas le bonheur.

«Au Canada, le revenu moyen est de 40 000$. Ça ne veut pas dire qu'on est 40 fois plus heureux», conclut le directeur terrain du projet FARM.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer